Econo-Ecolo

Entrevue avec Fanny Cherpe de Bioviva

Accueil > Produits écolo > Entrevue avec Fanny Cherpe de Bioviva
mardi 27 février 2007, par Econo-Ecolo
Share

Les articles les plus populaires du même thème :

Tout d’abord votre présentation

Pourriez vous vous présenter ? Je suis Fanny Cherpe, la chargée de communication des Editions Bioviva.

Pourriez-vous présenter brièvement votre société Bioviva éditions ? Les éditions Bioviva ont été créées en 1996 par Jean-Thierry Winstel. C’est le jeu Bioviva, qui a été créé au départ par Jean-Thierry Winstel comme un outil de sensibilisation du grand public aux notions de développement durable et de protection de l’environnement, qui a suscité en lui l’idée et l’envie de décliner ce jeu sous plusieurs formes et plusieurs publics (plusieurs âges notamment). Du coup, les éditions Bioviva sont nées et la gamme de jeu s’est développée toujours dans la thématique nature, protection de l’environnement et développement durable. L’équipe est composée de 5 personnes.

Quels sont les principes communs qui réunissent vos jeux sous une même marque ? Tous les jeux des éditions Bioviva sont éco-conçus. Cela signifie que l’on a une démarche qualité et environnementale concernant la conception et la fabrication de nos jeux. Tous les matériaux utilisés sont recyclés et recyclables : papiers et cartons recyclés, les encres sont d’origine végétale… On a également imaginé une boîte de calage à l’intérieur des jeux qui ne nécessite aucun point de colle. Tous les jeux sont donc 100% éco-conçus. Si les jeux contiennent des pions en bois ou des sachets en tissu, le bois est certifié PEFC, issu de forêts gérées durablement, et le coton est biologique pour les sacs. C’est la marque de fabrique de Bioviva, c’est notre carte de visite. Nous sommes du point de vue marketing dans une niche car nous sommes les seuls en France à avoir cette démarche de jeux 100% éco-conçus. Et nous avons une expérience de 10 ans dans ce domaine. Nous fabriquons uniquement en France dans la Drôme. Nous travaillons avec le même imprimeur qui imprime et assemble nos jeux depuis 10 ans, car nous avons réussi à trouver des accords avec lui concernant nos contraintes écologiques, notamment au niveau des encres.

Quels sont les canaux de diffusion de vos jeux ? Nous sommes vendus dans des magasins spécialisés sur la nature comme les magasins Nature et Découvertes par exemple. Nous travaillons également avec les indépendants : les magasins bios (Biocoop) et les magasins éthiques (Artisans du monde). Nous travaillons aussi avec des magasins de jouets spécialistes notamment les magasins JouéClub, Toy’R’Us, Cultura ou l’enseigne Joupi et les grands magasins (BHV, Printemps, Le Bon Marché…). Nous sommes également vendus par correspondance, sur le web et en librairie. Notre souhait n’est pas d’être commercialisé en grande surface alimentaire.

Est-ce un choix ou est-ce la grande distribution qui ne souhaite pas référencer vos jeux ? C’est un peu les deux. Tant que ce n’était pas tendance de parler bio et environnement, les grandes surfaces n’étaient pas intéressées par proposer ce type de produit. Et puis, il est vrai que nous proposons des produits de qualité qui sont 100 % éco conçues, et les gens qui viennent l’acheter ont envie et besoin d’être conseillés. Nous privilégions donc les magasins où il y a un conseil de vente, alors que dans les grandes surfaces alimentaires ce service est absent. Mais nous aimerions que des gens non sensibilisés à l’environnement découvrent également nos jeux pour qu’ils puissent découvrir la protection de l’environnement et le développement durable et puisse prendre contact de manière différente avec la nature.

Avez-vous une politique particulière de diffusion de vos jeux vers les ludothèques et les écoles ? Non, pas vraiment. Au niveau des ludothèques, nous en avons pas mal qui utilisent et qui apprécient nos jeux. Au niveau de la diffusion, les ludothèques nous contactent, et nous les orientons vers le revendeur le plus proche car nous sommes une toute petite structure au niveau de la maison d’édition et nous ne pouvons faire que des colisages par 6, ce qui n’intéressent que très rarement les ludothèques. Nous sommes très réceptifs à ce qui se passe dans les ludothèques. Nous sommes basés à Montpellier et nous allons très régulièrement tester nos jeux dans les ludothèques et les bars à jeu de Montpellier avant de les sortir. Nous allons tester nos jeux également dans les écoles, notamment la gamme 3à 6 ans et nous travaillons avec les enfants et les enseignants pour les améliorer.

Dans votre gamme de jeu, si vous deviez sélectionner un jeu, lequel serait-ce ? Le jeu Bioviva, le premier né et qui est là depuis 10 ans ; il a été réactualisé au niveau des questions l’année dernière ; il est le plus global dans l’approche du développement durable : faune flore, eau, tri des déchets…. L’idée initiale de Jean-Thierry Winstel était de créer un outil global de sensibilisation au développement durable et à la protection de l’environnement et de découverte de la faune et la flore. Maintenant, tous les jeux amènent à découvrir d’autres aspects, il est donc difficile d’en choisir qu’un seul.

Généralement, les jeux de sensibilisation à l’environnement privilégient la sensibilisation à l’aspect ludique. Comment se situent les jeux de Bioviva ? Nous apportons une attention particulière à l’aspect ludique de nos jeux. Je peux vous prendre par exemple notre nouveauté du mois de novembre le jeu opération survie. C’est un jeu qui est scénarisé : un avion s’écrase sur une île déserte, la question est comment fait-on pour survivre dans ces conditions ? C’est donc un jeu d’apprentissage, car c’est un jeu de question – réponse ; dans les jeux de Bioviva, une réponse est toujours détaillée, c’est le côté pédagogique. Et le côté ludique, c’est un jeu qui développe la stratégie constitué d’un plateau amovible qui est disposé en fonction du nombre de joueurs : le plateau se désintègre petit à petit et le but est d’isoler l’un de ses adversaires, et de remporter un maximum de points survie. Il y a toujours un enjeu ludique et la notion d’apprentissage. C’est également un jeu très dynamique, car il y a des objets cachés à trouver tout au long de la partie, une pirogue, une pelle ; il y a des défis d’habileté et de rapidité à relever. Ce sont donc des jeux assez complets et ludiques, sinon ils ne marcheraient pas.

Est-ce que vous éditez des jeux coopératifs ? Nous n’avons pas de jeux 100 % coopératif. Mais nous allons y travailler très prochainement. Par contre, nous avons le Roi du Jardin pour les plus de 3 ans qui est un jeu semi-coopératif. Semi-coopératif car il y a un gagnant au final mais les enfants s’entraident pour arriver à la fin de la partie.

Des questions sur l’environnement d’ordre plus général.

Est-ce que vous avez des engagements en matière de préservation de l’environnement ? Cela se passe plus dans la deuxième partie de la société : Bioviva conseils. Ils interviennent auprès de grosses entreprises et de collectivités territoriales et se positionnent en conseil en matière de développement durable au niveau des salariés. Ils ont plusieurs outils de sensibilisation : un jeu de carte de sensibilisation au développement durable qu’ils personnalisent selon l’entreprise, ils sont également formateurs, organisent des conférences… Ils accompagnent des entreprises dans une démarche de développement durable. Bioviva participe à la semaine du Développement durable bien évidemment. Bioviva n’a pas d’engagement associatif particulier, mais les employés sont généralement de fervents défenseurs de la planète et peuvent avoir des engagements associatifs dans ce domaine à titre personnel. Nous soutenons des projets ponctuels également, comme actuellement le projet d’une ludothèque qui monte une soirée jeu sur la sensibilisation à l’environnement en Belgique dont le projet s’inscrit dans le Défi pour la Terre. Nous soutenons également le Tour du Monde Ecocyclette, ainsi que des association de protection de la Nature.

Selon vous, quelle est la problématique environnementale principale ? Actuellement, selon moi, c’est le réchauffement climatique. Tout est lié, car il est difficile de dégager un seul problème.

A votre avis, quels sont les gestes éco-citoyens prioritaires pour la planète ? Tout est lié, si chacun apprenait à se déplacer à pied, en trottinette ou en transports en commun, nous y gagnerions tous au niveau de la qualité de l’air, mais également au niveau du réchauffement climatique. Si chacun chez soi pouvait faire des économies de chauffage, d’électricité, d’eau… Ne pas laisser couler l’eau lorsque l’on se lave les dents, c’est pour moi un geste qui devrait être acquis et spontané et donc fait par tout le monde. Ce sont des petites gestes quotidiens de chacun qui font le grand élan de tout le monde.

Pour en savoir plus : Bioviva

<< article précédent article suivant >>



Commentez cet article


Forum Venez échanger sur le forum
Cet article vous a plu ? Vous pensez qu'il peut intéresser les lecteurs de votre site ou de votre blog ?
Faites un lien vers cet article pour enrichir votre contenu.




Proposez un article

Restez informé(e) gratuitement :
 
Actualités écologiques et économiques
Actualités écologiques et économiques Actualités écologiques et économiques

Coaching vert
Recevez un email régulier de conseils écolo
 







Accueil | Sites à visiter | Espace rédacteur | Mentions légales | Qui sommes nous | Boutique | Contact
Copyright 2006-2011 Econo-Ecolo - tous droits réservés