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L’impact écologique de l’huile de palme

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mardi 4 mai 2010, par Econo-Ecolo
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L’huile de palme ne peut être cultivée que dans des climats tropicaux humides, c’est à dire le plus souvent au niveau de la forêt tropicale.

La demande croissante pour cette huile à haut rendement et bas coût a généré des tensions sur la forêt primaire et les tourbières.

Déforestation

L’exploitation des palmiers à huile a un effet néfaste sur l’environnement car elle participe à la déforestation massive et l’assèchement des marécages et tourbières. En effet pour satisfaire la demande croissante de cette huile, les producteurs rasent des forêts primaires pour laisser la place à cette monoculture.

Selon le WWF, la consommation d’huile de palme de chaque Français nécessite 17m2 de palmeraient et serait donc responsable de la déforestation de 9m2 de forêts tropicales. Multiplié par 60 millions, on atteint 540 km2, soit 5 fois la superficie de la Ville de Paris !

Destruction des marécages

Outre la déforestation, les conséquences environnementales touchent également les marécages. On estime ainsi, que chaque tonne d’huile de palme extraite entraîne la suppression de 3 à 4 mètres cubes d’eaux résiduaires et le relâchement dans l’atmosphère de plus de 40 mètres cubes de méthane.

Destruction de la biodiversité

La destruction de ces forêts entraîne en corollaire la destruction des plantes et des animaux qui y vivent. C’est le cas des orangs-outans, dont l’habitat naturel est menacé par la surexploitation de la forêt des pays producteurs (Malaisie, Indonésie, Bornéo et Sumatra). On estime à 5000 le nombre de ces grands singes victimes chaque année de cette exploitation. Si la déforestation continue à ce rythme ces grands singes auront complètement disparu à l’état naturel d’ici 2020.

Cette catastrophe écologique concerne les singes, mais également les tigres, les rhinocéros ou les éléphants.

La forêt tropicale humide indonésienne s’étend sur 1.3% de la surface terrestre et constitue une des forêts les plus diversifiée du monde. On y trouve 11% des espèces de plantes connues, 10% des mammifères et 16% des oiseaux.

Inondations, glissement de terrain…

La déforestation entraîne également des conséquences écologiques dramatiques pour les populations autochtones : inondations, glissements de terrain, feux de forêts, érosion, appauvrissement des sols…

Dérèglement climatique

Le remplacement de ces forêts entraîne également de massifs rejets de gaz à effet de serre et la diminution des réserves de stockage de CO2 participant à l’aggravation des dérèglements climatiques.

Ces forêts qui absorbent actuellement du CO2 se transforment en source d’émission lors de leur destruction par incendie.

A cause des feux de forêt permettant de préparer le sol à recevoir ces palmeraies, l’Indonésie est devenu le troisième producteur de CO2 de la planète.

Les émissions de CO2 liées à la destruction des forêts et milieux marécageux en Indonésie représente 1,8 milliard de tonnes de CO2 chaque année, soit 4% des émissions mondiales annuelles.

En conclusion : c’est une catastrophe écologique à grande échelle C’est donc tout le fragile équilibre de notre planète qui est menacée par cette déforestation massive.

Tout en reconnaissant qu’il est légitime, pour ces pays, de vouloir s’ouvrir à de nouvelles sources de revenus, les ONG environnementales dénoncent ces pratiques et les conséquences environnementales.

Impacts sociaux

L’impact est également social. En effet, cette production à outrance entraîne une industrialisation du tissu rural et l’expulsion des paysans de leurs terres. Des conditions de travail peu favorables, l’importation de travailleurs étrangers et l’utilisation de produits toxiques comme pesticides aggravent l’impact économique et social lié à la production de cette huile.

Selon le WWF :

« Même si la culture du palmier à huile, permet de faire vivre près de 5 millions de familles en Indonésie, de nombreux problèmes sociaux notamment pour les peuples premiers sont liés à cette culture :
- Les Droits coutumiers ne sont pas reconnus
- L’Etat s’approprie des territoires indiens pour les confier aux plantations privées
- La conversion en plantations de palmiers à huile correspond à de grandes pertes économiques en terme de revenus liés à l’agriculture de subsistance, de valeur des produits forestiers et de la biodiversité
- De graves cas de maltraitances, de violence, de prise d’otages, de meurtres, d’utilisation de la police, de militaires, de malfrats
- Les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels sont entamés

Juste pour le mois de Janvier 2009, 576 conflits sociaux en lien avec les plantations de palmiers à huile ont été enregistrés.”

Un autre article sur ce sujet : L’huile de palme pour faire rouler nos voitures ….une aberration écologique !

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