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Le développement durable expliqué aux enfants

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mercredi 23 janvier 2008, par Econo-Ecolo
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Expliquer les problématiques environnementales et de développement durable aux enfants n’est pas toujours aisé, car il faut avoir soi-même les bases nécessaires, mais il convient également d’être suffisamment synthétique pour ne pas perdre l’enfant.

Vous trouverez dans cet article des résumés de thématiques du développement durable pour les enfants, non exhaustives, et sur la protection de l’environnement qui peuvent permettre d’aider un parent ou un éducateur.

Réchauffement climatique

Le thème le plus médiatisé du développement durable, car comportant certainement les conséquences les plus graves et étendus pour la planète, est le réchauffement climatique.

Le réchauffement climatique est une élévation de la température moyenne sur toute la planète. Le climat a toujours évolué au cours de l’histoire de la planète, mais les changements de température récents sont considérés comme très brutaux.

Cette modification soudaine de la température terrestre est issue de l’émission par l’homme de gaz à effet de serre provenant des transports, de l’industrie, de l’agriculture, du chauffage…

Ces gaz accroissent les conséquences d’un phénomène naturel appelé l’effet de serre : ce phénomène permet de conserver sur Terre une partie de la chaleur provenant du soleil. Sans l’effet de serre, la température moyenne sur Terre serait de -18°C.

Les conséquences d’ici 50 ans seront catastrophiques et engendreront la disparition de terres actuellement émergées, la disparition d’écosystèmes, la survenance plus fréquente de tempêtes…

Pour en savoir plus : Défi pour la Terre Juniors

Choix des énergies

La plupart de l’énergie actuellement consommée sur la planète provient d’énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel…). Ces produits ont été formés il y a des millions d’années dans les profondeurs de la Terre et il faut donc des millions d’années afin d’en reconstituer. C’est pour cela que leur quantité est limitée.

Ces énergies émettent des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.

Les énergies renouvelables sont des sources d’énergies naturelles inépuisables : l’utilisation du courant de l’eau, le souffle du vent, la chaleur provenant des rayons du soleil, la combustion du bois (dont le cycle de régénération est de 25 ans environ), l’utilisation des gaz issus de la décomposition de produits végétaux permettent de générer de l’électricité ou du chauffage.

Le cycle complet des énergies renouvelables ne produit pas ou peu de gaz à effet de serre.

L’énergie nucléaire permet de générer de l’électricité. Cette énergie n’est pas renouvelable car elle utilise une matière première naturelle présente en quantité limitée, l’uranium.

La production d’électricité par des centrales nucléaires ne dégage pas de CO2 et ne favorise donc pas le réchauffement climatique.

Cependant, les risques liés à l’énergie nucléaire résident :

- dans le recyclage des déchets, issus de la valorisation de l’uranium, qui sont très dangereux, car radioactifs, et peu dégradables (ils restent actifs pendant des milliers d’année) ;

- la puissance des réactions nucléaires ; un incident dans une centrale nucléaire peut provoquer des catastrophes très importantes en termes de conséquences et d’étendue géographique.

Pour en savoir plus : Solix, enquête sur les énergies renouvelables

Pollution atmosphérique de proximité

La pollution atmosphérique de proximité est liée à un tissu urbain dense engendrant une circulation accrue de véhicule.

Les voitures émettent dans l’atmosphère certains gaz polluants et certaines particules nocives. Outre les conséquences sur l’effet de serre, à forte dose, certains de ces gaz et particules peuvent avoir des conséquences sur la santé lorsqu’ils sont inhalés.

Les enfants exposés à cette pollution peuvent souffrir de déficit des fonctions pulmonaires qui perdureront à l’âge adulte et disposent de facteur de risque élevé pour les maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Les particules fines émises notamment par les motorisations diesel sont les principales responsables de ces affections.

Valorisation des déchets

Les ordures ménagères, comme les déchets agricoles et les déchets industriels doivent être traités.

60% des ordures des ménages français ne sont pas valorisées :

- la moitié des ordures ménagères sont enfouies en décharge et stockées sans être valorisées ;

- 12 % de ces ordures sont incinérées sans récupération d’énergie.

La valorisation des déchets permet de produire de l’énergie (incinération), de la terre (compostage), des matériaux (recyclage)… à partir de nos ordures. Cette valorisation permet de réduire l’utilisation des ressources naturelles de la planète qui sont en quantité limitée.

Les déchets industriels peuvent contenir des produits hautement toxiques. Ces déchets sont alors traités afin de les éliminer, les stocker ou les valoriser.

Pour en savoir plus : Agir pour ma planète, les déchets

Gestion et pollution de l’eau

L’eau douce représente 6 % des réserves en eau de la planète et est inégalement répartie. Elle est indispensable à de nombreuses formes de vie, dont les activités humaines.

L’eau douce peut être polluée et donc impropre à la consommation humaine. Cette pollution provient en grande partie de l’agriculture et de l’élevage qui rejettent de l’azote, du phosphore et du nitrate dans les cours d’eau, mais également de certaines industries pouvant rejeter des produits chimiques dangereux et plus marginalement de la pollution domestique.

La pollution de l’eau peut avoir des conséquences sanitaires sur l’homme, mais également provoquer des perturbations dans les écosystèmes.

Pour en savoir plus : L’eau à petits pas

Biodiversité

Les activités humaines peuvent mettre en péril la diversité des espèces animales et végétales présentes sur la planète.

Ce patrimoine animal et végétal est vital pour le développement de l’être humain. La biodiversité n’est pas seulement un ensemble d’espèces biologiques, mais c’est surtout des interactions existant entre ces espèces permettant la survie de chacune.

Les êtres humains partagent avec toutes les autres espèces de la terre ce patrimoine et de nombreux liens écologiques, mais aussi culturels.

La biodiversité est aussi un réservoir de ressources aptes à satisfaire les besoins les plus élémentaires de l’humanité : nourriture, énergie, remèdes…

Pour en savoir plus sur le développement durable pour les enfants : L’écologie à petits pas

Nous vous conseillons

- Le Guide des jeux pour la planète aux éditions Yves Michel
- La boutique de jeux et jouets écologiques
- La rubrique Jeux écologiques et enfance d’Econo-Ecolo

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9 Messages de forum

  • Je suis scandalisé de voir user ici, sur ce site que j’apprécie, cet horrible terme de "développement durable". Aucune société à croissance illimitée (quels que soient les moyens utilisés) ne peut exister, sous peine de suicide ou d’auto-destruction. Donc changer les moyens pour continuer à produire et consommer toujours plus, c’est se foutre du monde, ni plus ni moins.

    En effet, "développement durable" est un terme MARKETING très médiatico-politique, récupéré par l’économie pour traitement de surface, usé jusqu’à la corde (qui va bien casser un jour ou l’autre) pour maintenir le système de croissance actuel (idéologie fondamentalement polluante) en le revêtissant d’un vernis vert-écolo. Jusqu’aux plus gros pollueurs en usent pour se donner une bonne image aux yeux des consommateurs. Le concept de DD, utilisé jusqu’à nous assommer pour intérêts de récupération écologique (molle), ne nous fait pas sortir d’un système axé avant tout sur l’augmentation de la production de PIB par notre société thermo-industrielle, donc d’un système de pollution active. En essayant de faire AUTREMENT pour que tout CONTINUE pareil, on modifie certains moyens mais au fond, on reste dans la même direction : celle qui fait foncer dans le mur.

    Il ne faut donc pas confondre, comme vous le faites honteusement ou inconsciemment, cette appellation manipulatrice avec les véritables actions écologiques transformatrices, qui englobent les "économies d’énergie", la chasse au gaspillage, aux déchets inutiles (donc pas seulement le recyclage, bien que la méthanisation soit une technique d’avenir), l’usage de produits non toxiques, les moins polluants, sans pesticides, sans danger pour la biodiversité, l’appel à la sobriété sinon à la modération, bref une vision qui correspond à une véritable conscientisation en action et non pas à des mesurettes bien-pensantes qui, dans le fond, ne changeront rien ou si peu à la situation globale.

    Le terme "développement durable" est non seulement une supercherie mais une contradiction en soi, puisque développement correspond, sous un autre mot, à "croissance" et "durable" implique que cette croissance peut durer (très longtemps !), or c’est absolument impossible. Si une croissance soutenue continuait pendant des décennies pour l’Occident et pour la Chine, la planète suffoquerait, ce serait un désastre ! Il nous faudrait assez vite 6, 10, 20 planètes, sans parler de l’asphyxie !
    Donc même à court terme, c’est-à-dire à l’échelle de notre siècle, un "développement durable" est non seulement impossible, mais irresponsable et mensonger... à moins de transformer la terre en poubelle artificialisée, au détriment des forces de vie.

    Merci de ne pas tomber dans les erreurs actuelles : la MODE du "développement durable" passera, puisqu’il s’agit d’une supercherie sans avenir. On va très vite arriver à l’a-croissance soutenable (sortir de l’idéologie de la croissance), sauf qu’aujourd’hui notre système économique n’est pas prêt : il faut le réviser de fond en comble et même le PS n’a pas encore compris ça. Ce n’est pas une affaire de parti politique mais de prise de conscience lucide. Or misère est de constater qu’à l’heure actuelle, l’énorme majorité des gens font comme si tout ça pouvait durer, comme si seule la croissance du PIB piuvait résoudre les problèmes, alors même que c’est ça qui pose problème, justement : on favorise les valeurs du productivisme, des plus-values à la vente, du "toujours plus toujours nouveau" au lieu de favoriser celles de la qualité vitale, du respect de la nature (ce qui implique relocalisation des productions) et des animaux, du "toujours mieux non indispensable".
    Ce n’est pas en changeant les couleurs, ce n’est pas par la consommation qu’on pourra sortir du système.

    Répondre à ce message

    • Bien qu’il me semble perdre du temps que de répondre à un tel message, car se sont les propos d’une personne bornée pour rester poli, je dirais simplement que chasse aux gaspillage et aux déchets inutiles, usage de produits non toxiques, les moins polluants, sans pesticides, sans danger pour la biodiversité, appel à la sobriété sinon à la modération, plus beaucoup d’autres gestes écocitoyens que nous sommes de plus en plus et heureusement à faire ! Bref tout ça ça s’appelle : les outils du développement durable (excuses !)

      Répondre à ce message

    • vous m’avez pronfondément ennuyer

      Répondre à ce message

    • je suis tout a fait d’accord pour dire que le "developpement durable" n’est pas le terme juste et qu’ il est surtout trompeur . Je m’adresse a l’auteur du message qui parle de MARKETING INDUSTRIEL FAUSSEMENT VERT ; je cherche des idées de projet sur le theme du "role du citoyen vis a vis de l’ environement "pour des jeunes enfants . MERCI .

      Répondre à ce message

      • Dites-moi ce que vous cherchez exactement : contact@econo-ecolo.org
        J’ai peut être cela en stock...

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        • ouaip !

          il y a une petite phrase d’un conférencier qui parlait du développement durable qui m’as plu :
          "changer l’eau du bain, pas la baignoire"
          en soi je pense que le fond même du concept du développement durable est bon puisqu’il vise à protéger l’environnement, et créer une solidarité plus active entre les hommes. et si ce mot ne plait pas on peu le changer par "bidule" mais au fond si "bidule" sert à protéger l’environnement et créer une plus grande solidairté entre les hommes ; qu’est-ce que j’en ai à foutre que ça s’appelle bidule ou trucmachin ?!?
          vous pourrez vous battre sur des termes mais c’est prendre les gens pour des cons. beaucoup sont assez grand pour faire la différence entre ce que met Mc do derrière le terme "bidule" ou ce que nous mettons nous à notre échelle derrière ce terme.

          Répondre à ce message

    • l’impasse de l’idéologie du développement 12 mars 2009 14:11, par Aconit Napel

      Cher monsieur je vous invite à vous poser quelques questions du genre : qu’est-ce qu’un pays développé ? Selon moi il ne s’agit pas FORCÉMENT d’un pays à "croissance économique illimitée" mais d’un pays qui répond aux besoins essentiels de sa population : accès à la nourriture et à l’eau potable, accès aux soins, au logement, à l’éducation, etc.

      Alors, oui, un "développement durable" est tout à fait possible. Cela n’est pas contradictoire avec la nécessité d’une décroissance économique, ou, plutôt, d’une décroissance de notre prédation sur les ressources naturelles et les écosystèmes. D’ailleurs le premier rapport du Club de Rome s’intitulait "halte à la croissance" (1970). Celui-là même qui a posé les bases de la politique nécessaire pour parvenir à un "développement durable" (terme formalisé par Gro-Harlem Brundtland en 1987).

      Par ailleurs le "développement durable" n’est pas une "idéologie" mais un enjeu. Il s’agit même de la seule issue de secours possible pour l’Humanité. C’est quasi mathématique. 

      Je suis d’accord : ce terme est souvent détourné, souillé par des industriels ou des politiques qui n’en comprennent pas le sens profond. Ou pire : qui l’instrumentalisent pour créer plus de profit ou accéder à plus de pouvoir.

      Mais pour ma part j’avoue avoir plus d’estime pour les personnes qui essaient de redonner à l’idée de "développement durable" ses lettres de noblesses (en faisant preuve d’invention et/ou de pédagogie) qu’aux personnes qui entretiennent par exemple l’amalgame "développement-croissance" (en faisant preuve de démagogie limite poujadiste).

      Merci à econo-ecolo pour cet article et pour ce site.

       

      Répondre à ce message

    • Le terme de développement suggère justement que l’on peut améliorer notre qualité de vie sans augmenter notre niveau de vie. Cela n’implique donc pas de la croissance. Ce n’est pas le terme qui est mauvais, c’est l’usage qui en est fait.

      Répondre à ce message


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