Alimentaire et textile : des chiffres alarmants

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alimentaire-textileOn ne peut rester insensibles à quelques chiffres :

ALIMENTAIRE

Le blé peut être très fréquemment traité : jusqu’à 9 traitements en moyenne en Picardie sur du blé tendre en 2001 (source Agreste n°137). De plus les céréales sont traitées avec des insecticides dans les silos de conservation après récolte, ce qui augmente les résidus,

En 2000 les analyses de la DGCCRF montraient que les 2/3 des fraises contenaient des résidus de pesticides et 15% dépassaient les LMR,

95% des vins de culture « traditionnelle » (c’est-à-dire la culture conventionnelle chimique) comportent des résidus de pesticides.

Conséquence de la contamination des eaux de surface par les quelques 80 000 tonnes de pesticides employées annuellement en France, les eaux des fleuves et donc les eaux côtières sont aussi contaminées par les pesticides. Les pesticides les plus persistants contaminent l’environnement global, se concentrent dans la chaîne alimentaire et contaminent les coquillages et les poissons gras (thon, saumon…).

En 2004, the Pesticide Residues Committee (PRC – Angleterre) a effectué des analyses de divers aliments. Il a analysé 28 échantillons de saumons et 20 échantillons de truites dans lesquels 11 pesticides organochlorés ont été retrouvés dans 47 des 48 échantillons testés !

Les tomates importées d’Espagne, consommées et analysées en Suisse, contiennent des résidus dans 81% des cas dont 7% dépassent les Limites Maximales en Résidus (LMR) !

Source : http://www.mdrgf.org/2sommpestos.html

TEXTILE

En culture intensive, le cotonnier est sujet à de nombreuses maladies virales, bactériennes, cryptogamiques, ainsi qu’aux attaques d’insectes et d’acariens qui engendrent de nombreux traitements chimiques. Alors que la culture du coton ne représente que 2,5 % des surfaces cultivées, elle utilise 25 % des insecticides épandus sur la planète, soit plus de 30 traitements par an dans certains cas. 100 000 tonnes de produits actifs, soit près de 40 piscines olympiques, d’une valeur totale de 2,2 milliards de dollars, sont ainsi utilisées chaque année ! 1,62 kilo d’insecticides est utilisé en moyenne par hectare : 16 et 37 fois plus que sur la maïs et le blé, respectivement.

Source : BIOCONTACT n°171

Une couche jetable c’est pratique, mais oui aussi c’est rempli de cochonneries aux noms savants : polychloroprène (1967), polyacrylate de sodium (interdit en 1985), benzol (1988), dioxine (1989) TBT (2000, dans les Pampers Baby-Dry).

Source : http://www.maternerbio.com/

Que dire des lingettes jetables qui d’après Greenpeace contiennent des éthers de glycol (produit pétrolier destiné à mélanger l’huile et l’eau) réputés très toxiques et ne sont pas recyclables.

Moins de pesticides dans les produits bio

Extrait du mail info « Du sol à la table » de juin 2005 :

PAS DE PESTICIDES POUR LA PLUPART DES PRODUITS BIO

Le rapport des  » bureaux d’enquête vétérinaires et chimiques du Bade-Wurttemberg  » a été publié en début de semaine. Il souligne les avantages de l’économie alimentaire bio : selon ce rapport, les aliments de l’agriculture conventionnelle contiennent au moins 60 fois plus de pesticides que les produits alimentaires bio. Dans ces derniers, on ne trouve que dans quelques cas des traces de contamination par pesticides, venus de la culture conventionnelle des champs voisins. Par contre, rares sont les fruits et légumes de production conventionnelle chez lesquels on ne trouve pas de pesticides. On est effrayé à l’idée que ces produits soient disponibles sur le marché alors qu’ils dépassent les limites autorisées (par ex. : salade 15 %, poivron 38 %). Le rapport indique également qu’une étude récente de l’UE a constaté une relation entre l’augmentation du risque d’être atteint de la maladie de Parkinson et l’utilisation de pesticides chimiques et synthétiques.

 

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