Bilan économico-énergétique d’une autonomie énergétique quasi-totale

Voici le bilan économico-énergétique d’un changement de chauffage. Il est arrivé par la poste aujourd’hui, le crédit d’impôt attendu est finalement d’un montant de 232 euros. Portant l’investissement à 410 € pour un changement de chauffage de l’électrique au bois.

De la justification d’un parc électro-nucléaire surdimensionné aux énergies renouvelables. Si la démarche est perfectible et peut encore être poussée notamment dans le choix du poêle mais c’était une affaire, d’autres sont plus performants mais aussi plus chers ; celui-ci correspond à un endroit précis avec des petits moyens.

J’ai consommé 2500 kWh sur l’année, soit un tout petit peu plus de 200 kWh par mois. Ceci dit, une période de 3 semaines a été chauffée avec les convecteurs. Augmentant sensiblement la consommation totale. Il semble donc maintenant judicieux de penser au chauffe-eau solaire, qui doit faire baisser la consommation de 2 à 3 kWh par jour, soit une économie moyenne d’environ 850 kWh par an.

La consommation totale de la maison ne devrait pas excéder, après un investissement encore à calculer, 150 kWh par mois. Bon exercice de maîtrise et d’alternative, ce résultat, certes symbolique, me permet néanmoins d’aborder ma facture énergétique avec sérénité même si j’ai programmé mon départ de chez l’opérateur historique. Chauffé aux énergies renouvelables, dès le mois de septembre il ne coulera plus d’électricité nucléaire chez moi et c’est déjà une petite victoire. Si quelques galères de tarifs sont possibles, je pense que ce sera le cas de tout le monde. Seulement bénéficier d’une offre plus en cohérence, avec sa philosophie, quitte à payer plus cher, ne me gène pas trop. Après tout je me passe de véhicule, je peux donc bien choisir aussi mon électricité.

Il est nécessaire de calculer précisément son besoin en énergie avec le scénario d’utilisation du bien habité pour réussir son changement vers l’autonomie que peut apporter l’utilisation d’énergie renouvelable.

Il est pour moi rassurant aujourd’hui de constater que l’on peut se passer sereinement du chauffage électrique et de tous les inconvénients qui vont avec. L’usage du bois n’est pas non plus sans inconvénients, mais la gestion de la température du domicile et la gestion financière de l’énergie n’en n’est que plus simplifiée.

Poursuivre ce chemin vers l’autonomie, en ce qui me concerne, c’est entre autre minimiser la consommation avec un chauffe-eau solaire auto construit, poser une centrale photovoltaïque de 2kWh d’un montant de 18000 euros. Somme que je n’ai pas. Ceci dit un crédit d’impôt peut être affecté à cet investissement, il serait dans mon cas plafonné à 8000 €. Dans l’état actuel des choses, j’aurais 2500 kWh à acheter pour alimenter ma maison et j’en produirai environ 2300 revendus 0,30 euro le kWh soit 690 euros. Or même en achetant mon électricité chez ENERCOOP au tarif de 0,13 euro, je dégagerai un surplus de : (2300×0,3)-(2500×0,13)= 325 euros. Le prix de revente peut être aussi plus cher (0,55 euro) si les panneaux sont intégrés dans la toiture, ce qui ne sera pas possible chez moi compte tenu de l’orientation de la maison. Mais qui reste possible sur une bonne partie des toits des maisons de la cité si l’on abordait un vaste programme de maîtrise et d’alternative à l’échelle de la cité. Le maire qui se plait à utiliser le verbe anticiper ferait bien d’être plus subtil à cet égard… En conclusion je viens de réaliser une expérience probante dont je vous livrerai encore d’autres chiffres au fil du temps….