BILAN CARBONE

Les débuts d’année correspondent souvent à la période des bilans des années précédentes et surtout saluées de pleins de bonnes intentions. Alors pourquoi ne pas réaliser son propre bilan carbone et passer à l’action ?

Les experts précisent qu’une société soutenable peut émettre environ trois milliards de tonnes de carbone par an, pour limiter l’impact de l’activité humaine sur le changement climatique. En prenant l’hypothèse de 9 milliards d’individus sur Terre en 2050 et un partage équitable, cela représente 333 kg de Carbone par personne ou alors 1, 2 t de CO2 par personne et par an. En dehors de ces « quotas », l’humanité risque de se retrouver confrontée à des écosystèmes bien moins cléments que ceux connus à ce jour.

Deux outils* nécessitent de répondre à quelques questions à l’issue desquelles vous obtiendrez votre bilan : transport, habitat, alimentation, loisirs & équipements électroménagers. Le Coach Carbone propose même quelques pistes d’amélioration possible avec les économies estimées sur votre prochain bilan 2011.

A noter qu’avec un changement d’alimentation, en passant par « de la viande à tous les repas » **, à « de la viande 2 à 4 fois par semaine », le bilan carbone chute de 500 kg de carbone sur l’année par personne (selon le Coach Carbone). Une alimentation moins carnée, respectant l’hygiène alimentaire, est ainsi positive pour le bilan climatique.

Les transports occupent également une place importante, proportionnellement aux kilomètres effectués. Un vol Paris-Bangkok par exemple (12 heures environ ou 9445 km) représente par personne 570 kg de Carbone (selon le coach Carbone).

Le bilan carbone ne s’applique pas seulement aux individus et à leurs foyers, il peut également être mis en place dans les entreprises, sur les campus universitaires et à l’échelle d’un territoire (commune, communauté de communes …).

La mise en place d’un bilan carbone à l’échelle d’un territoire permet d’identifier les secteurs les plus émetteurs et permet aux politiques d’envisager des plans d’actions.

Il faut savoir que le « rapport Stern » (publié en 2006), prévoit que le cout de l’action pour limiter nos émissions de gaz à effets de serre représente 1 % du PIB par an, alors que l’inaction représente 5 à 20 % du PIB par an.

Les politiques devraient toujours associer le bilan carbone dans leurs outils pour analyser l’attractivité de leurs territoires et décliner leurs stratégies.

L’analyse économique à court terme a montré ses limites, des hypothèses de croissance continue sont physiquement impossibles, il est encore temps de faire les bons choix pour rendre les territoires d’aujourd’hui viable demain sans compromettre les générations futures avec un fardeau qu’elles ne pourront pas assumer.