Développement durable… et la suite ? 2ème volet !

Les constructeurs automobiles, pour vendre l’euphorie de la vitesse et de l’… EVASION, font appel à la publicité, devenue de nos jours indispensable pour lancer un produit. Or comme pour tout marché, la voiture reste un troc ordinaire… pas si ordinaire.

Même si dans la forme tout a l’air d’être respecté, dans les faits la pub dans ce secteur donne l’impression de se complaire dans l’abus, le ré-abus, et ce jusqu’à l’indécence.

C’est pourquoi il devient légitime de se poser des questions. N’existerait-il pas une sorte de détournement dans le fond, des différents messages qui nous sont envoyés ? La publicité ne deviendrait-elle pas, elle-même, un réel problème non seulement de sécurité routière mais encore plus sur la notion développement durable et d’environnement ?

Une machine perverse !

De même arriva avec cette extraordinaire invention que reste l’automobile, le danger mortel du choc sur les routes… et l’accélération du réchauffement climatique, responsable de bien des maux.

Côté sécurité routière, il a fallu stopper l’hécatombe. Depuis près de quarante ans, les pouvoirs publics* semblent s’engager et prendraient des mesures nécessaires, en ce qui concerne la circulation via la prévention et sécurité routière, et ce particulièrement vis-à-vis de la vitesse.

Pour l’environnement, si pour autant quelques mesures -et ce même avant le Grenelle en 2007- veulent présager que la situation soit entre de bonnes mains, le déclassement du ministère dédié, comme les échecs des conférences de Copenhague et de Cancun laissent songeur…

Les constructeurs automobiles, les automobilistes, les défenseurs de l’environnement eux-mêmes ne croient pas -ou plus- en un effet ou plutôt un réveil actif des décideurs. C’est ainsi et cela se comprend tout à fait, que tout un chacun, accepte très mal de nombreuses dispositions inadaptées et inefficaces. Pour les uns, c’est tout un contexte économique qui entre en jeu et remis en cause ; pour les autres, une privation de liberté et une incompréhension du mécanisme qui demandent à ce que ce soit toujours les mêmes qui payent l’incompétence et le profit des premiers avec leurs congénères associés.

Petit retour en arrière…

Les constructeurs automobiles jusqu’en 1972, c’est-à-dire jusqu’au premier choc pétrolier, ne comptaient pas à la dépense énergétique des véhicules qu’ils lançaient sur le marché. En conséquence, les moteurs étaient très puissants et consommaient beaucoup… et donc polluaient fortement.

Par contre la vitesse étant libre sur tous les axes, premièrement les accidents étaient nombreux, secondo les rejets des gaz à effet de serre s’accumulaient excessivement. Côté sécurité routière le nombre de morts et de blessés étant tel au début des années soixante-dix (17 000 morts en 74), la crise économique pétrolière aidant, le gouvernement de l’époque a profité de l’occasion pour « faire d’une pierre, deux coups », ceci s’est avéré relativement positif… mais insuffisants.

Dès les premières années, côté sécurité routière, une diminution exemplaire du nombre de tués sur la route a pu être enregistrée. Et l’on a pu remarquer qu’à chaque fois qu’il y a eu une limitation de vitesse, le nombre d’accidents mortels a baissé par la suite. Cependant, côté environnement, hormis la mouvance de mouvements associatifs et politiques, rien encore… ou si peu –genre défense des petits oiseaux-, ne se concrétise et n’est réellement pris au sérieux ; la France concède un retard monumental… qu’elle ne rattrapera peut-être jamais.

* Pour la France

…à suivre.

A bientôt !