Entre Copenhague, Mexico et après…

Le sommet « Leurre » de Copenhague, s’est bel et bien achevé sur un véritable échec pour la planète —bien que certains osent encore y croire aujourd’hui-, il ne faut cependant pas, loin de là, baisser les bras. Par contre la véritable leçon qui peut être tirée de Copenhague tient en peu de choses : l’incompétence et le manque réel trop évident de volonté par l’ensemble de la classe politique mondiale. Ceci fait le jeu aujourd’hui de ceux que l’on appelle dorénavant les « climatosceptiques ».

A force d’hésiter pour agir et de se dire dans le doute s’abstenir, nous tournons en rond et rien ne se passe. Par ailleurs, hormis le réchauffement de la Terre, la pollution en tous genres a de véritables effets néfastes sur l’ensemble des espèces de la planète. L’humanité en tire la première les conséquences négatives. Les répercussions sur la santé en disent long (nous reviendrons dans un prochain article sur ce thème).

Cependant sans jeter la pierre, loin de là au contraire, sur les documentaires ultras médiatisés qui en peu de temps se sont suivis, le thème de l’environnement est aujourd’hui galvaudé et fait le chou gras des « climatosceptiques »… et politiques. N’attendons rien de tous ces gens là ! N’attendons rien de Mexico… le bla bla va continuer à triompher jusqu’à un prochain sommet… etc.

Nous ne pouvons plus nous permettre le luxe de ne rien faire. C’est pourquoi je vous propose la lecture de deux petits ouvrages très enrichissants, très faciles à lire… et qui offrent des propositions tout à fait réalistes et surtout très simples.

 » LE PLEIN S’IL VOUS PLAIT !  » -La solution au problème de l’énergie – et  » C’EST MAINTENANT !  » -Trois ans pour sauver le monde-, sont de véritables « Polars de l’environnement ». Une enquête globale, claire, précise qui va droit au but. Du suspens scientifique et géopolitique qui nous entraîne dans une logique indéniable et irréversible. Dans vingt ans si nous n’agissons toujours pas -ou si peu et seulement pour nous donner bonne conscience-, il sera trop tard ! D’où l’obligation pour chacun d’entre nous de s’habituer à de nouveaux gestes, d’effectuer des concessions non négligeables, d’apprendre de nouvelles bases pratiques -telle la Conduite Environnementale*-. Un véritable ouvrage intelligent et passionnant sans langue de bois, à mettre d’emblée entre toutes les mains !

 » LE PLEIN S’IL VOUS PLAIT !  » La solution au problème de l’énergie  » Jean-Marc JANCOVICI – Alain GRANDJEAN Aux Editions du Seuil, février 2006

RESUME par les auteurs : « En écrivant ce modeste ouvrage, nous n’avons pas eu l’ambition de doubler le chiffre d’affaires des cartels colombiens, des fabricants de vodka ou de revolver, mais plutôt d’appeler au sursaut salutaire dont nos enfants nous serons gré. Entre révolution et renonciation, il existe en effet une voie étroite mais incontournable pour prendre le taureau par les cornes : par l’énergie à son vrai prix. Il n’est pas normal qu’un liquide que la nature a mis des dizaines de milliers d’années à fabriquer, qui n’est pas renouvelable, qui commencera à manquer dans dix ou vingt ans et détraque le climat, vaille moins cher que le travail humain en Occident. Enfin une solution raisonnable au problème de l’environnement. »

 » C’EST MAINTENANT !  » Trois ans pour sauver le monde Jean-Marc JANCOVICI – Alain GRANDJEAN Aux Editions du Seuil, janvier 2009

RESUME par les auteurs : « Au rythme de l’océan, dont le niveau s’élève insensiblement de quelques millimètres par an, la question du changement climatique s’insinue peu à peu dans tous les discours. Industriels, économistes, politiques, commencent à réaliser l’ampleur du problème et des mesures à prendre pour en limiter la portée. Abandon des outils économiques obsolètes, fin de l’obsession du court terme en matières financière et politique, réaménagement radical du territoire, des transports et du travail. La fin annoncée du pétrole et de l’énergie bon marché est aussi celle d’une façon – dépassée – de voir le monde. Pour le nouveau monde qui s’annonce, tout reste à inventer. »

LES AUTEURS Jean-Marc JANCOVICI et Alain GRANDJEAN sont tous deux anciens élèves de l’Ecole polytechnique. Le premier et ingénieur-conseil auprès de grandes entreprises et de l’Etat. Le deuxième, économiste, préside la société « Capitalisme durable »