Environnement, Europe : parler d’ une seule voix ?

Il était une fois…ou plutôt au début, il y a longtemps… L’Europe promettait de se construire autour du thème de l’unité et de la solidarité. Nous pouvions penser alors, à juste titre que derrière ces mots « unité » et « solidarité » se trouvaient la lutte pour le bien-être des habitants de cette Communauté Européenne et donc la protection de l’environnement. Mais avait été oublié le premier « E » de C.E.E. , soit Economique (Communauté Economique Européenne) –celle-ci devenue depuis l’U.E. (Union Européenne).

Du mini-traité… à Copenhague

Apparemment tout cela n’était qu’un leurre. Bien entendu il existe une politique environnementale globale… mais elle ne reste qu’aux bonnes intentions et les pays membres font bien ce qu’ils veulent (Allemagne et centrales à charbon par exemple). Pourtant les écologistes ont eu la possibilité (notamment en Allemagne et même en France) de participer à des gouvernements et de défendre leurs idées pour les mettre en pratique… et pourtant. Depuis bien de l’eau a coulé sous les ponts.

Tout avait l’air de bien se passer semble t-il jusqu’à un certain mois de mai 2005… Cinq ans ! Cinq ans déjà ! Cinq petites années qui viennent de bouleverser la marche mondiale de l’humanité. Cinq ans que personne n’a su utiliser vraiment pour mettre à profit… en dehors de beaux discours et de leurres. Parmi ces derniers le Grenelle de l’Environnement, à l’origine plein de bonne(s) volonté(s)… et au final rempli de vide et uniquement de vide : l’essentiel se trouve totalement absent. La crise économique mondiale a beau jeu, même là personne ne vient -ou viendra- vraiment en aide (sauf par intérêt -et ce dans tous les sens du terme-) aux pays en difficulté. Alors en ces cinq ans comment pouvions-nous croire qu’enfin le début d’une véritable prise de conscience de la responsabilité de l’homme envers sa planète aurait lieu.

Enfin… c’est vite dit, dans la phrase précédente il faut plutôt retenir essentiellement le mot « début ». Tout d’abord chose très importante au niveau européen l’élaboration du “traité simplifié”. Paraît-il que le merveilleux traité signé à Lisbonne en ces jours d’été 2007 serait encore plus compliqué que la fameuse constitution proposé en 2005. Il y aurait près de 250 pages, ces dernières totalement illisibles et incompréhensibles. Pourquoi faire simple quand on peu faire compliquer ? Et puis ne devions nous pas aller cette fois-ci voter pour ou contre, car bien entendu quand cela nous concerne au premier chef il ne faut surtout pas que nous émettions notre avis. Ces grands hommes décident pour le peuple sans le consulter par peur de désapprobation générale. Déjà avec la constitution peu de peuples s’étaient vus consultés, et nous n’insisterons pas sur les autres contre consultations… Par ce nouveau traité soi-disant “simplifié”, l’Europe démontre et prouve aujourd’hui son impuissance totale à tous les niveaux et tant envers la démocratie, l’économie que l’environnement.

Ce manque d’ambition européen a nuit au sommet de l’environnement à Copenhague. En cinq ans la politique du yoyo environnemental a nuit de même à la planète et à l’humanité. Nous en remettrons-nous ? Hormis les quelques gestes que je vous encourage d’effectuer… où allons-nous réellement pour sauver notre bonne vieille Terre ?

Comment les instances européennes, et même nationales par rapport à ses membres, peuvent-elles prôner la lutte pour l’Environnement en leur seing et d’autant plus l’exporter. Bravo à ce mini traité et encore … Bravo l’inefficacité Européenne.

…à suivre !