Evaluation du patrimoine naturel et du service rendu par le vivant

Selon une étude publiée en 1997 par le magazine Nature, la biosphère rapporterait environ 33 000 milliards de dollars par an, soit près du double du PIB mondial. Les auteurs ont évalué les services que l’ensemble des écosystèmes nous rendent, allant de la régulation du climat à la fourniture directe de nourriture.

Une étude présentée lors de la conférence des Nations unies sur la biodiversité en mai 2008 évaluait la disparition des espèces animales et végétales à hauteur de 2000 milliards d’euros soit chaque année 6 % du PIB mondial.

En 2006, le rapport Stern évaluait les dégâts potentiels du changement climatique à 20% du PIB mondial, soit l’équivalent des deux guerres mondiales et de la crise de 1929 réunis.

Le chiffre : Selon le rapport Stern, 1 petit degré celsius de plus au thermomètre nous coûterons 2.000 milliards de dollars.

Un premier exemple concret de valorisation monétaire d’un service rendu par l’environnement est la situation vécue dans les Catskill Mountains, des collines proches de New York où la ville se fournissait en eau. La qualité de l’eau se détériorant, la ville de New York estima le prix de la construction d’une station de purification à 8 milliards de dollars contre la restauration des milieux naturels pour 800 millions de dollars.

En 1996, le Costa Rica a promulgué une nouvelle loi forestière rémunérant les populations autochtones pour les services qu’elles rendent en vivant dans la forêt (fruits, champignons, biodiversité, intérêt récréatif et paysager, stockage de carbone, protection des ressources en eau, lieux sacrés…). Cette rémunération les incite et leur permet de ne pas faire partie des déboiseurs.

L’empreinte écologique

Dans la deuxième moitié des années 1990, un indicateur purement environnemental a été élaboré par le WWF : l’empreinte écologique. L’empreinte écologique a pour objectif de valoriser l’impact des activités humaines sur les écosystèmes et la planète. Elle se mesure en surface qui traduit la surface biologiquement productive nécessaire pour produire les principales ressources consommées par la population et pour absorber ses déchets.

Cet indicateur permet de prendre conscience dans un monde fini que la croissance et le type d’activités humaines peuvent devenir non soutenable et donc non durable. Par ailleurs, il permet de comparer les comportements et les modes de vies de différentes population ou secteurs d’activité.

Selon le WWF, l’empreinte écologique mondiale représentait 70 % de la surface globale biologiquement productive en 1960, contre 120 % en 1999.