Composteur : ensemble sauvons la planète

QU’EST CE QU’UN COMPOSTEUR ?

Le compostage est un phénomène naturel qui transforme la matière organique en un amendement stable appelé aussi humus. Ce sont les micro-organismes (bactéries, champignons microscopiques) et les décomposeurs (vers de terre, insectes) qui, en présence d’air et d’humidité, vont être les acteurs de cette transformation.

PRÉSENTATION

Plus simple est de regarder les photos que je vous ai jointes. Ce compost est à monter soi-même. Le compost est en bois de lattes. Une trappe est située en bas et devant ce compost pour récupérer les déchets. Le couvercle situé bien sûr au dessus avec une tige permettant de laisser le couvercle ouvert pendant les différentes manipulations.

Avec le composteur était remis un seau ménager, c’est dans ce dernier, qu’il convient de déposer les déchets de cuisine (photo jointe).

POURQUOI COMPOSTER ?

  • Un concept Écologique :

En compostant soi-même ses déchets de cuisine et de jardin, nous participons naturellement à la protection de l’environnement et allégeons de près de 30 % le volume habituellement mis en décharge. 100 % naturel, le compostage ne nécessite pas d’ajout d’activateur chimique.

  • Un concept Économique :

A moindre coût, vous obtiendrez au bout de 6 à 9 mois un fertilisant de bonne qualité qui trouvera sa place naturellement dans votre potager ou votre jardin.

Cet amendement organique contribuera au bon développement de vos plantes, de vos fleurs ou de votre pelouse.

COMMENT OBTENIR UN BON COMPOST ?

1 – COUPER LES GROS DÉCHETS EN MORCEAUX DE 10 CM

Une fois broyées ou coupées à l’aide d’un sécateur, vos brindilles et tailles de haies auront plus de surfaces d’échange avec les micro-organismes et leur décomposition se fera plus rapidement. De plus, ces déchets structurent le compost et laissent passer l’air et la faune du sol. Si vous ne coupez pas vos déchets, le brassage sera plus difficile, voire impossible.

2 – VARIER ÉQUILIBRER ET ALTERNER

Il faut fournir aux bactéries un régime alimentaire équilibré. Aussi, il importe d’alterner, par couches de 15-20 cm environ, les déchets secs (feuilles brunes, branchages, sciure) avec les déchets humides (tontes, déchets de cuisine).

Il ne faut pas stocker toutes vos tontes de pelouse dans le silo car vous n’obtiendrez pas du compost mais un produit malodorant qui aura des effets néfastes sur vos cultures ou sur vos plantes.

3 – BRASSER AÉRER ET MÉLANGER (1 FOIS PAR MOIS)

Il ne faut pas tasser les différentes couches de déchets sinon le compost pourrit par manque d’oxygène.

Il est nécessaire de remuer régulièrement le tas en cours de transformation avec une petite fourche. En effet, sans brassage, l’eau s’accumule dans les couches du fond et tasse votre compost.

4 – SURVEILLER L HUMIDITÉ (au cours du brassage)

Il faut trouver le bon dosage.

Mouillez les déchets très secs (paille, feuilles mortes…).

Mélangez-les avec des déchets riches en eau (herbes, déchets de cuisine…).

Vous pouvez contrôler en prenant un peu de compost dans vos mains. Si le dosage en eau est bon, elles resteront légèrement humides.

AVANTAGES DU COMPOSTAGE

En effet, jusqu’à présent, tout ce que l’on peut mettre dans un compost était mis dans un tas au fond du jardin, alors pourquoi utiliser cet appareil ?

  • gain de place ;
  • absence d’odeur ;
  • maturation plus rapide ;
  • le compost se prélève facilement ;
  • esthétique.

En revanche, les retournements et le brassage dans un composteur seront toujours plus difficiles à exécuter qu’en tas.

En conclusion, le choix de la technique de compostage dépend de la quantité de déchets fermentescibles à traiter, des contraintes liées au voisinage, mais surtout de notre motivation.

QUAND PEUT ON COMMENCER A COMPOSTER ?

A n’importe quelle saison !

En hiver, le processus est ralenti voire interrompu en raison du froid et du petit volume de matières accumulées.

A l’automne, on peut former une couche de feuilles à la base du composteur et y déposer tous les déchets pendant l’hiver. Au printemps, la décomposition deviendra de nouveau active. Il faudra alors brasser le contenu.

COMMENT UTILISE T-ON LE COMPOST ?

  • Pour le jardin, le potager : Pour le jardin, l’épandage peut se faire en début d’hiver ou au printemps mais toujours après un labour. Pour un épandage de 3 centimètres de compost, mélangez avec les 5 à 10 premiers centimètres de terre. Il faut compter 5 à 10 litres de compost par m2.
  • Pour les arbres et arbustes : Lors de la plantation enfouissez 20 litres de compost par m2 dans « le trou de plantation », mélangez bien (1 part de compost pour 3 à 4 parts de terre).

Pour l’entretien, effectuez des apports de 2 à 5 litres de compost/m2 ou maintenez en permanence une couche d’un centimètre autour des arbres ou des arbustes.

  • Pour le gazon Lors de la plantation, mélangez 15 à 20 litres de compost/mde terre. Pour l’entretien, effectuez des apports de 2 à 5 litres de compost/m2.
  • Pour les rosiers : Maintenir une couche superficielle de 2 cm d’épaisseur en surface. Pour les rosiers, comme pour les rhododendrons, il ne faut pas enfouir le compost car il peut y avoir des effets toxiques au niveau des racines.
  • Pour les fleurs, les plantes d’appartement : Mélanger une part de compost pour 3 à 5 parts de terreau universel ou mettre une couche de 2 cm en surface. Pour les géraniums, il est préférable de faire un mélange avec 30 % de compost maximum. A cause son pH élevé, n’utilisez pas le compost pour les hortensias, azalées, cactus et orchidées.

Essayons ensemble de sauver la planète pour les générations à venir.