L’énergie photovoltaïque en bref

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L’énergie du soleil peut être directement utilisée pour produire de la chaleur ou de l’électricité. Dans ces deux cas, pour capter cette énergie, on utilise des capteurs solaires thermiques ou des panneaux solaires photovoltaïques, dont le bon fonctionnement est garanti pour 25 à 30 ans par les constructeurs.

Les panneaux photovoltaïques sont composés d’un matériau semi-conducteur, essentiellement du silicium, qui possède la propriété de générer de l’électricité quand il reçoit la lumière du soleil. Le vitrage qui les recouvre joue uniquement un rôle protecteur.

Équipés d’un onduleur qui transforme le courant continu en courant alternatif, les systèmes photovoltaïques raccordés aux réseaux électriques représentent aujourd’hui près de 90 % du marché mondial.

Les types de cellules les plus employés

Il existe plusieurs types de cellules photovoltaïques. Les cellules en silicium mono et polycristallin sont rigides, ont des rendements de 14 à 19 %. Elles représentent plus de 90 % du marché actuel français.

Les cellules à couche mince, issues de projections de divers matériaux semi-conducteurs sur des feuilles de verre, de plastique ou d’acier, peuvent être souples. Leur rendement est inférieur aux précédentes  : de 5 à 13 %.

Recherche et Développement

Pour permettre à l’industrie française de mieux prendre pied dans ce secteur, deux pôles de recherche se sont développés : l’un en Rhône-Alpes pour le silicium, le second en Ile-de-France pour les couches minces.

Les options de raccordement au réseau

Sur le bâti, il existe un potentiel très important de surfaces pouvant accueillir des panneaux solaires photovoltaïques intégrés, généralement installés sur les toits, les vitrages, les façades, les garde-corps de fenêtres, les balcons ou les terrasses, les brise-soleil… Toute personne disposant d’un habitat résidentiel, d’un bâtiment communal ou d’un autre lieu d’implantation susceptible de recevoir des modules photovoltaïques, peut devenir un producteur d’énergie renouvelable en injectant tout ou partie de l’électricité localement produite dans le réseau public de distribution.

Le distributeur, généralement EDF, achète systématiquement l’énergie ainsi produite à des tarifs préférentiels, définis dans le cadre législatif et réglementaire fixé par les pouvoirs publics.

L’électricité dans les sites isolés

Certains sites isolés, bergeries, gîtes, refuges, panneaux autoroutiers, ne peuvent pas être alimentés en électricité par les réseaux publics. L’énergie photovoltaïque est alors utilisée pour produire de l’électricité de manière autonome.

Un fonds de soutien, le FACE (Fonds d’Amortissement des charges d’électrification), dont la gestion est assurée conjointement par l’Etat, les collectivités locales et les distributeurs d’électricité, apporte une aide financière aux projets d’électrification de ces sites. Ce fonds a déjà bénéficié à de nombreuses réalisations.

En France, environ 8 500 sites isolés ont été électrifiés par des générateurs photovoltaïques entre 1995 et 2008.

Le producteur peut choisir entre deux options :

Option 1 : L’excédent de la production non consommée par le bâtiment est injecté dans le réseau public.

Ainsi, ces utilisations seront directement alimentées par un générateur photovoltaïque et un seul compteur calculera la quantité d’électricité injectée au réseau. Ce cas ne représente qu’une très faible part des installations photovoltaïques en France actuellement.

Option 2 : L’intégralité de l’électricité produite est injectée au réseau public. Le besoin en électricité sera alors couvert par le distributeur. Deux compteurs distincts seront systématiquement utilisés pour mesurer la production injectée sur le réseau ainsi que celle soutirée au réseau. Ceci représente la grande majorité des cas.

En effet, le tarif d’achat accordé à ces installations permet d’obtenir un temps de retour sur investissement plus rapide.

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