L’environnement aux Journées du Patrimoine

Le week-end du patrimoine est généralement fait pour que le quidam arpente les musées, visite les églises, etc. Mais j’ai pu découvrir cette année, non loin de chez moi, un autre aspect de ces journées européennes, une « portes-ouvertes » dans une ferme d’élevage sur le thème : élevage et paysage. Une belle initiative qui rappelle que nos paysages ruraux font partie de notre héritage et qu’il faudra à notre tour les céder, de préférence en bon état !!!

Il est réconfortant de constater qu’une part des agriculteurs et des éleveurs ont un grand souci de la nature dans laquelle ils travaillent. Cette année [fond vert clair]10 fermes en France ont joué le jeu des journées du patrimoine en offrant un autre regard sur les métiers de l’agriculture et de l’élevage.[/fond vert clair] En moyenne 250 visiteurs par exploitation selon les conditions météo du jour et du lieu. Une initiative qui a plu et sera renouvelée.

[fond vert clair]Parmi quelques unes des activités proposées dans une de ces fermes :[/fond vert clair] une balade commentée à travers champs permettait de voir que des bosquets sont replantés pour abriter les gibiers, favoriser l’absorption des eaux pluviales, et, avec des jachères fleuries, rendre de la matière aux abeilles. Des explications et des ateliers pour adultes et enfants autour de l’évolution de l’agriculture et de l’élevage, jusqu’aux biocarburants et espoirs de la chimie verte pour demain.

À la ferme d’élevage le bétail des explications sur les choix : par exemple le bétail consomme des pommes de terre de producteurs locaux qui ont été rejetées par le commerce pour les hommes (pas assez ceci, trop comme cela, dans leur aspect, donc pas vendables aux supermarchés), des pulpes de betteraves sorties tout droit de l’usine sucrière proche, de la luzerne qui pousse dans les champs environnants, etc. Des productions locales sans besoin de transformations supplémentaires, ce qui signifie aussi peu de transport, donc peu de pollution. Là encore un atout pour l’environnement.

[fond vert clair]Côté animaux[/fond vert clair] l’éleveur a choisi la qualité et non la quantité. Cela se voit déjà dans ses options alimentaires mais aussi au nombre de bêtes dans les enclos. Une réduction du nombre pour un mieux être, des bêtes non stressées, et donc une meilleure viande de ce point de vue là aussi.

[fond vert clair]Dans la ferme c’est la propreté et la verdure qui dominent.[/fond vert clair] Toutes les eaux utilisées sont retraitées, décantées, filtrées, avant d’être rejetées. Le fumier fait l’objet d’un endroit spécial dont les encadrements en béton canalisent les flux vers des fosses spéciales. Ce fumier c’est autant d’engrais naturel qui sera enfoui à l’automne dans les champs environnants dont la capacité en surface est largement plus de 10 fois supérieure aux nécessités d’épandage, donc pas surplus dans les sols d’azote ou autres produits qui en proviennent. Les alentours des installations sont verts : par exemple les murs de la fosse à fumier sont dissimulés par des talus enherbés et plantés de haies, de buissons à feuilles ou à fleurs. Les allées sont bétonnés pour une propreté maximale, un entretien facile et une bonne récupération des eaux qui pourraient être salies au cours de leur trajet dans la ferme. Chaque espace est entretenu. Cette propreté verte contribue aussi au bon état sanitaire des bêtes.

Tout ceci a un coût et demande du temps et du travail, sans compter l’investissement de départ. Mais au final c’est un résultat satisfaisant pour l’agriculteur-éleveur, pour sa commune, pour ses partenaires du réseau viande… Cet exemple n’est pas unique, ce n’est pas non plus un paradis, tout est perfectible. Mais un esprit nouveau s’installe dans le monde agricole et c’est tant mieux pour l’écologie et pour la santé de la planète et de ses habitants.