Laissons pousser les fleurs

A vos graines, citoyens. Le 25 mars dernier a été lancée la deuxième édition de « Laissons pousser », une opération ludique et citoyenne pour redonner des couleurs à nos villes. Le principe : profiter du moindre interstice, pied d’arbre ou bord de route pour planter de petites graines et ainsi refleurir l’espace urbain.

A vos graines, citoyens. Le 25 mars dernier a été lancée la deuxième édition de « Laissons pousser », une opération ludique et citoyenne pour redonner des couleurs à nos villes. Le principe : profiter du moindre interstice, pied d’arbre ou bord de route pour planter de petites graines et ainsi refleurir l’espace urbain.

L’année dernière pour la première édition, une quinzaine de communes étaient de la partie. En 2011, elles sont une bonne trentaine, d’Ile-de-France et d’ailleurs. Chacune s’engage à distribuer gratuitement à ses habitants les sachets de graines de Laissons Pousser ! et à autoriser les plantations sur des espaces identifiés. Ici, ce sont les écoles qui vont semer, là les amicales de locataires, plus loin, les associations de jardins partagés, ailleurs, les particuliers-jardiniers…

Green guerilla

Cette opération n’est pas sans rappeler le mouvement américain des Green Guerillas. Dans les années 1970, à New-York, la crise fait rage et certains propriétaires fonciers abandonnent leurs immeubles, les laissant aux soins de la municipalité. La ville, qui n’a pas les moyens de les gérer, préfère les raser, créant de gigantesque friches et terrains vagues abandonnés.

Dans cette ambiance morose, une femme, Liz Christy, artiste peintre, décide de réunir ses amis pour remettre du vert dans la ville. A la base, les friches sont grillagées, et une de leurs premières actions fut de jeter des bombes de graines (ou « bomb seeds” en anglais) ici et là a travers les grillages, puis de planter des arbres, ou encore de peindre du lierre sur des façades. Avec un objectif : faire comprendre au gens l’intérêt de réinsérer la nature dans l’urbain. Au fil du temps et des actions, le mouvement des Green Guerillas recrute à travers la ville jusqu’à ce qu’il compte assez d’activistes pour réaliser le premier jardin communautaire de l’histoire.