Les Ailes pourpres, le mystère des flamants par Disney

Après le succès d’Un jour sur Terre, Disneynature présente son dernier film Les Ailes pourpres dont la sortie est programmée le 17 décembre prochain.

C’est au cœur de l’Afrique, en un lieu sauvage et oublié du monde, que la nature offre l’un de ses derniers grands mystères : la naissance, la vie et la survie d’un million de flamants. Le lac Natron, situé au nord de la Tanzanie, dans la Vallée du Rift, est l’un des endroits les plus incroyables de notre planète : c’est un paysage magique de volcans, de canyons cachés, de plaines et d’étendues d’eau salée. Dans ces lieux hostiles, des oiseaux luttent pour survivre et faire face aux dangers, et leur histoire, dans ce décor si extraordinaire qu’il semble appartenir à une autre planète, nous rappelle qu’il existe encore sur Terre un univers entier qui attend d’être découvert…

Pour le cinéaste britannique Matthew Aeberhard, l’extraordinaire rassemblement d’un million et demi de flamants sur les rives du lac Natron, au nord de la Tanzanie, surpasse tous les spectacles du monde – même celui de la migration annuelle du même nombre de gnous sur 3000 km entre les vastes prairies du parc national du Serengeti en Tanzanie et les lointaines pluies du Masai Mara, pourtant considéré comme l’un des plus magnifiques qui soient. Avec Les Ailes Pourpres – Le Mystère Des Flamants, Matthew Aeberhard et Leander Ward, coréalisateur du film, nous font enfin découvrir le plus fabuleux et le plus méconnu des événements du règne animal… Âgé de 41 ans, Matthew Aeberhard est une sorte d’Indiana Jones aux cheveux décolorés par le soleil d’Afrique. Les oiseaux sont sa passion. Capable d’imiter à la perfection le cri de la chouette, il peut provoquer l’envol affolé d’une nuée d’oiseaux perchés dans un arbre voisin. Il fait sans effort la différence entre la petite cisticole cendrée de couleur marron et la tout aussi minuscule cisticole naine de couleur identique, à une distance à laquelle la plupart des gens ne distingueraient pas une oie d’un grèbe. On peut se demander comment les cisticoles elles-mêmes font la distinction, mais Aeberhard, lui, les identifie instantanément, et déplore que les gens ne regardent pas mieux, qu’ils ne prennent pas le temps d’observer ce qui les entoure… Mais que l’on soit passionné ou non d’oiseaux, quand on se retrouve à côté de cet homme, à admirer le lac Natron depuis le camp de base de l’équipe de tournage installé dans une ancienne mission, on comprend aisément pourquoi Matthew Aeberhard aime par-dessus tout regarder les flamants se rassembler. Ici, à l’extrémité sud de ce lac qui mesure une soixantaine de kilomètres de long et dont la profondeur ne dépasse souvent pas les cinquante centimètres, la silhouette massive du volcan encore actif Ol Doinyo Lengaï domine l’horizon, s’élevant au-dessus du sol desséché de la Vallée du Rift, et les eaux azur du lac scintillent à perte de vue vers la rive kenyane, au nord. La vapeur s’enroule au-dessus des sources chaudes, au bord du lac. C’est une vision primitive et exaltante, qui l’est encore davantage lorsque des panaches de fumée ondulent vers le ciel depuis les entrailles en ébullition du Lengaï.

Et puis bien sûr, il y a les flamants. Leur multitude mouvante, ondulante, infinie épouse la courbe des rives du lac, scintillant d’un éclat rose éblouissant sous le soleil impitoyable, telles d’innombrables perles de corail tranchant sur le bleu incroyable de l’eau. Nulle part ailleurs, ni en Afrique ni dans aucun autre lac au monde, les flamants ne se rassemblent en si grand nombre. Le fait que le lac Natron soit aussi inaccessible rend plus précieux encore ce spectacle d’une exceptionnelle beauté, et rares sont ceux qui ont eu le privilège de l’admirer. Cette vision ne perd rien de sa magie lorsque, en fin de journée, Matthew Aeberhard et son équipe décident d’aller filmer tout au bord du lac, ce qui implique une marche pénible à travers les bancs de boue qui entourent le Natron pendant la saison sèche – le niveau du lac peut monter de 60 mètres lorsque arrivent les pluies. Les deux Land Rover de l’équipe s’approchent de la rive, traversant d’abord des étendues d’herbe en faisant fuir des volées de bruants, puis les laisses boueuses elles-mêmes. Les voitures peuvent rouler tant que le sol est encore constitué d’une épaisse et cassante couche de sel, sillonnée par les pistes laissées par les animaux sauvages et les zèbres, et jonchée d’os blanchis, de squelettes de chauve-souris, de grenouilles et de loriots aux plumes jaunes.

Lorsque le sol devient boue, il faut continuer à pied. On traverse alors Lion Hill, nommée ainsi par les Masaï bien que les lions soient partis depuis longtemps, en progressant toujours vers le bord du lac. La petite équipe comprend Matthew Aeberhard, le coréalisateur Leander Ward, 36 ans, un surfeur chevronné, et Melanie Finn, scénariste du film et depuis 2005, épouse d’Aeberhard. Melanie Finn est l’auteur du très beau roman Away From You, publié en 2004. Séduisante, elle a un sens de l’humour caustique ; c’est une femme résistante qui tire sa force d’avoir vécu la moitié de sa vie en Afrique. Son expérience s’est révélée précieuse pour les relations entre les cinéastes et la population masaï locale.

Plus près de l’eau, la rumeur jusqu’alors distante de la horde de flamants se transforme peu à peu en jacasseries, caquetages et cris stridents, tandis que la brume de chaleur de la fin d’après-midi brouille l’image des innombrables rangées d’oiseaux, les transformant en abstraction chatoyante. Ce n’est qu’en regardant à la jumelle que l’on peut ressentir le puissant impact de cette vue, l’étrangeté transcendante des oiseaux, avec leurs longues pattes d’un rose vif et leurs yeux rouges qui brillent comme des rubis.

Dans leur habitat naturel, si étrange que l’on croirait se trouver sur la Lune ou sur une planète inconnue, les flamants ne sont pas les animaux gauches et empruntés dépeints par Lewis Carroll. Ils n’ont rien de commun non plus avec ceux des zoos. Marchant dans l’eau à la recherche des cyanobactéries dont ils se nourrissent, leurs longs cous et leurs immenses pattes révèlent toute leur élégance. Ce sont les témoins de l’évolution de leur espèce pour s’adapter à son environnement, tout comme les longs cous et pattes des majestueuses girafes qui peuvent manger les feuilles des arbustes des marais et prairies environnants. Grâce à leurs interminables pattes, les flamants gardent leurs plumes au sec, et leur cou longiligne leur permet de passer au crible la boue à leurs pieds. La partie inférieure de leur bec joue même le rôle d’un flotteur qui les aide à mouvoir leur tête dans l’eau à une profondeur constante. Très peu d’animaux peuvent vivre dans l’environnement du lac Natron, mais les flamants s’y sentent parfaitement à l’aise, comme l’atteste leur très nombreuse population. Pour l’œil humain, ce sont des oiseaux étranges, et même les biologistes ne sont pas certains de leur place dans l’arbre généalogique des oiseaux. Sont-ils des cousins éloignés des canards et des oies ? Ou bien de lointains parents des spatules, des avocettes ou des ibis ? Les arguments pour les classer, qui n’ont toujours pas abouti à un résultat convaincant, s’appuient sur des critères aussi mystérieux que les poux qui vivent dans leurs plumes, de la même espèce que celle qui infeste les canards.

Il existe six espèces de flamants dans le monde, et ces oiseaux sont présents sur tous les continents exceptés en Australie et aux Pôles. Leur histoire est liée depuis longtemps à celle des humains, mais pas toujours avec bonheur. Les premiers chrétiens tenaient la silhouette des flamants en vol pour un symbole de leur religion naissante, tandis que les Romains, plus pragmatiques et épicuriens, dégustaient leur langue… Mais les flamants n’ont jamais été étudiés en profondeur dans leur milieu naturel, et les oiseaux du lac Natron, qui appartiennent en grande majorité à l’espèce des flamants nains, sont la colonie la moins connue du monde. Même aujourd’hui, leurs habitudes de reproduction et de migration restent un mystère. D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? Combien de temps vont-ils rester ? Ces questions sont toujours sans réponse.

Dans les années 1950, quand Leslie Brown, fonctionnaire aux colonies et ornithologue à temps partiel, a fait ses premières observations sur le Natron pour chercher les sites de nidification des flamants, les Masaï de la région lui ont dit que les oiseaux naissaient déjà à demi adultes au centre du lac : personne n’avait jamais vu un œuf ou un nid. Aeberhard constate qu’il y a eu davantage de gens qui ont marché sur la Lune que sur les langues de terre du lac Natron, là où les flamants se reproduisent. Le temps que lui, Leander Ward et Melanie Finn ont passé à filmer sur place fait sans doute d’eux les plus grands experts mondiaux sur la question.

Cependant, malgré toute leur expérience acquise sur les flamants nains, Les Ailes Pourpres n’est pas un film destiné aux ornithologues. Melanie Finn commente : « L’un de nos objectifs avec Les Ailes Pourpres est de montrer que les animaux ont une vie secrète qui n’a rien à voir avec les humains, et que cette vie est certainement bien plus complexe que ce que nous pouvons imaginer. J’espère que les gens sortiront de ce film avec une impression de mystère, le sentiment que les oiseaux n’ont pas été expliqué de A à Z, qu’ils n’ont pas été « résumés ». »

DisneyNature

DISNEYNATURE est le nouveau label de production de films des studios Walt Disney basé à Paris, crée et dirigé par Jean-François Camilleri.

Ce label a pour vocation de produire de grands films sur la nature. Il célèbre sur grand écran les merveilles du monde dans lequel nous vivons et nous fait voyager jusqu’aux lieux les plus reculés de la planète pour captiver les publics du monde entier avec des histoires inventées par la nature.

En travaillant avec les meilleurs réalisateurs et producteurs du monde, Disneynature prend le parti de la qualité sur grand écran. Images inédites, utilisation des dernières techniques, importance donnée à la musique, sont autant de critères qui permettront aux films Disneynature de renouveler le genre du film animalier. En présentant des histoires superbes et passionnantes, les films Disneynature permettront au public de mieux comprendre son environnement. Et c’est en comprenant un peu mieux sa planète que le spectateur pourra l’aimer et peut être la protéger.