Les gestes écocitoyens du printemps (partie 2)

 

Le printemps est une saison caractérisée par le renouveau : le soleil et les beaux jours refont leur apparition, la nature se réveille après un assoupissement hivernal et les être humains retrouvent un dynamisme et une vigueur exacerbée par la fraîcheur et les premiers rayons du soleil. Nous vous proposons donc deux articles retraçant les gestes éco-citoyens : 

- Partie 1 : sur le ménage de printemps, 
- Partie 2 : sur la préparation de votre jardin au printemps.

Le printemps est la saison où la nature se réveille et… où le travail dans le jardin redémarre : préparation de votre terre, semis, anticipation des fortes chaleurs de l’été….

Jardinage

Arrosage
- Récupérez les eaux de pluie : C’est le moment d’installer un récupérateur d’eau de pluie afin de profiter des pluies du printemps pour remplir vos bacs et les utiliser pendant l’été. Vous pourrez ainsi arroser vos plantes, simplement en aménageant vos gouttières afin de récupérer l’eau de pluie. Il existe des systèmes incluant le bac et le système d’installation sur la gouttière simple à monter.

En outre, l’eau de pluie est beaucoup plus appropriée pour l’arrosage de votre jardin que l’eau de ville, en raison de sa composition, mais également l’eau du robinet est trop froide.

Pour en savoir plus.

-  Paillez vos plantations : Le paillage consiste à mettre de la paille, des écorces, du compost non mûr au pied de vos arbres et de vos plantes sur une épaisseur de 5 centimètres. Le paillage permet d’économiser la moitié de l’arrosage, car cette couverture limite les déperditions d’eau par évaporation notamment.

Le paillage est à installer au mois de mai ou juin.

Pour en savoir plus.

-  N’arrosez pas plus que nécessaire : L’arrosage n’est pas nécessaire, en fonction de votre localisation, d’avril à septembre. Par contre à partir d’avril, l’évapotranspiration de l’eau est supérieure à l’apport en eau de la pluie.

Avant d’arroser, il est utile de consulter les prévisions météorologiques : s’il pleut le lendemain, ce n’est pas la peine d’arroser votre jardin. Il faut savoir qu’une pluie distribuant plus de 10 litres par mètre carré d’eau remplace l’arrosage.

Pour en savoir plus.

-  Installez un arrosage intégré : Préparez les arrosages d’été en installant un système intégré. Les systèmes de goutte-à-goutte ou microporeux permettent de garder l’humidité adéquate constante dans le sol et viennent arroser directement les racines de vos plantes. Vous pouvez l’utiliser pour votre jardin potager ou votre jardin d’agrément. Ce système vous permet à la fois d’économiser de l’eau, de favoriser la pousse de vos plantations par un meilleur arrosage et de vous éviter la corvée d’arroser.

Vous pouvez également automatiser votre système très facilement pour 40 à 60 euros.

L’irrigation à faible pression mais en continu permet de réduire de 50 à 60 % le volume d’eau pour un investissement de 200 euros. Par ailleurs, un pied de tomate arrosé en goutte à goutte 15 minutes par jour produit deux fois plus que les mêmes pieds arrosés manuellement.

Pour en savoir plus.

Composition de la terre
-  Analysez votre terre : en faisant analyser votre terre, vous pourrez adapter le type de plantation dans votre jardin et comprendre pourquoi certaines de vos plantes dépérissent. Apportez un échantillon de terre chez un pépiniériste, il vous donnera les caractéristiques de votre terre, et notamment son acidité et sa composition (calcaire, argile, humus..).

Sans faire réaliser cette analyse, vous pouvez observer les plantes locales et déterminer si celles-ci poussent plutôt dans un sol alcalin ou acide, dans une terre lourde ou légère et dans un milieu humide ou sec.

-  Conservez le taux d’humus de votre terre : en fonction de l’analyse de votre terre, vous devrez éventuellement rajouter de l’humus si son taux est inférieur à 3 %. L’humus retient 15 fois son poids en eau. La conservation du taux d’humus de votre terre permet ainsi d’optimiser vos arrosages : l’eau délivré à vos plantes est ainsi mieux conservé dans votre terre.

Vous pouvez améliorer votre taux d’humus en rajoutant tous les 3 ans 30 à 40 kilos pour 10 mètres carré.

Pour en savoir plus.

-  Amendez votre sol : en fonction de l’analyse de votre terre, vous pouvez améliorer votre terre.

La poudre d’os permet d’amender les sols acides ou neutres et fournit du phosphore (phosphate : favorise la formation des fleurs et des graines).

La poudre de sang séché apporte de l’azote (azote : favorise la pousse, la précocité, le développement des tiges et des feuilles).

La poudre de corne torréfiée apporte du souffre et de l’azote.

La cendre de bois est non seulement très économique, mais apporte également du phosphore et de la potasse et du calcium utile dans les sols acides.

La poudre de roche volcanique et le vinaigre de betterave fournissent du potasse (potasse : favorise le développement des tubercules, racines et fruits, la coloration des fleurs et des fruits, la résistance aux maladies).

-  Enfouissez l’engrais vert : si vous avez cultivé de l’engrais vert, de la moutarde par exemple, à l’automne, il est temps de le faucher et de l’enfouir dans votre sol. Les engrais verts permettent d’éviter à votre sol de rester nu pendant l’hiver et d’amender votre terre au printemps.

-  Achetez ou composez votre compost : au printemps, c’est le moment d’épandre le compost de l’année précédente, si cela n’a pas été réalisé en automne, et d’acheter ou de poursuivre le remplissage de votre composteur afin de préparer le compost de l’automne.

Le compostage est un procédé biologique naturel qui s’effectue dans des conditions contrôlées et qui transforme la matière organique en un produit stable ressemblant à de l’humus appelé compost. Plusieurs micro-organismes dont des bactéries et champignons décomposent la matière organique en éléments plus simples assimilables par les végétaux.

Le composteur doit être facile d’accès pour pouvoir y déposer des ordures ménagères (20 à 30 % de nos ordures ménagères pourraient être compostés) régulièrement et dans un endroit ensoleillé pour accélérer l’activité microbiologique. Un bon équilibre en produits azotés et carbonés doit être respecté : les résidus alimentaire sont fortement concentrés en azote, ajoutez des brindilles broyées afin de trouver cet équilibre favorisant le travail des micro-organismes. Un compostage bien réalisé ne produit pas d’odeur désagréable : si c’est le cas, vérifiez la ventilation et l’humidité de votre compost. Le compost permet d’amender le sol, d’apporter notamment de la matière organique et améliore également sa structure, l’aération et la capacité de rétention d’eau.

Pour en savoir plus.

Choix des cultures
-  Alternez les cultures dans votre jardin : le printemps est le moment de choisir vos cultures et de dessiner votre plan de jardin. Afin d’éviter l’appauvrissement de votre sol et limiter le risque de maladie, changez de famille de légumes chaque année sur un même endroit.

Cette technique de culture permet de réduire l’utilisation d’engrais notamment.

Nous vous conseillons donc de conserver au moins d’une année sur l’autre le plan de votre jardin.

-  Associez les cultures dans votre jardin : associez certaines cultures afin de bénéficier de leurs effets mutuels (exemple : la mouche de l’oignon est repoussé par les carottes et celle de la carotte par les oignons, le basilic et le persil défendent la tomate, le poireau éloigne la mouche de la carotte, les géraniums protègent les rosiers) et utilisez les propriétés de certaines plantes.

Cette technique vous permet d’éviter l’utilisation de pesticide.

Pour en savoir plus.

Autres gestes

-  Adaptez la température : à la sortie de l’hiver, n’oubliez d’adapter vos chauffages en fonction des températures extérieures en hausse. La température moyenne conseillée des pièces d’une habitation pendant leur occupation est en moyenne de 18°C (20°C pour le séjour, 18°C pour les chambres de jour et 16°C pour les chambres de nuit).

-  Privilégiez l’achat de produits locaux et de légumes de saison non importés : l’arrivée du printemps et surtout de l’été permet à nouveau de profiter de légumes et fruits très divers proches de chez vous. Le trajet moyen d’un aliment est de 2000 kilomètres !

Vous pouvez aller cueillir vous-mêmes vos fruits et légumes dans les fermes cueillettes c’est moitié moins cher que les produits achetés en supermarché et cela peut amuser vos enfants… Vous pouvez également acheter via les AMAP : une association pour le maintien de l’agriculture paysanne (AMAP) est, en France, un partenariat entre un groupe de consommateurs et une ferme locale, basé sur un système de distribution de « paniers » composés des produits de la ferme. C’est un contrat solidaire, basé sur un engagement financier des consommateurs, qui payent à l’avance une part de la production sur une période définie par le type de production et le lieu géographique. Ce système fonctionne donc sur le principe de la confiance et de la responsabilisation du consommateur. Le consommateur peut choisir conjointement avec les autres consommateurs et le cultivateur le type de légumes et de fruits.

-  Privilégiez le déplacement à pied ou en vélo pour les distances courtes : le beau temps revient, il est plus facile et surtout beaucoup plus agréable de se déplacer à pied ou en vélo. Vous vous maintenez ainsi en forme tout en économisant de l’argent !

Le premier kilomètre pollue 2 fois plus que les autres, la consommation se stabilise entre le 3ème et le 6ème kilomètre. 25 % des trajets en ville ne dépassent pas 1 kilomètres, 40 % n’excède pas 2 kilomètres et 50 % ne vont pas au-delà de 3 kilomètres. En ville, parcourir 500 mètres à pied nécessite 6 minutes. En sachant qu’un automobiliste a besoin de 8 minutes en moyenne pour garer sa voiture, il est souvent intéressant de songer au déplacement à pied ou en vélo.

Consultez la première partie de l’article.