P’ tit mot d’ Tête du jour : COMMERCE DES EMISSIONS DE CO2

Avec le système du commerce des émissions, les pollueurs ne sont pas sanctionnés, mais l’Etat récompense un comportement écologique.

L’Etat commence par définir un seuil maximum de CO2, c’est-à-dire il fixe le nombre de tonnes de CO2 qu’on peut émettre par année. Cette quantité est divisée en unités négociables et elle est répartie entre les différentes sources, soit entre les entreprises. Un certificat donne droit à l’émission d’une tonne de CO2.

Lorsqu’une entreprise émet plus de CO2 que la quantité autorisée, elle doit acquérir des droits d’émissions supplémentaires. D’autres entreprises en revanche, qui produisent de manière plus compatible avec l’environnement et n’ont donc pas besoin de toutes les autorisations d’émission, peuvent les vendre et réaliser de la sorte des bénéfices.

Comme on distribue moins de certificats que le nombre qui serait effectivement nécessaire, on génère un commerce. Les droits d’émissions sont négociés soit directement entre les investisseur et les entreprises, soit à des bourses climatiques comme l’ECX à Londres ou la bourse du courant EEX à Leipzig.

Le principe du commerce d’émissions ne fonctionne pas seulement entre les entreprises d’un pays et l’Etat, mais aussi au-delà des frontières nationales.

L’Etat ou une entreprise individuelle peut acheter des certificats d’émissions à l’étranger. Cela permet de financer les projets environnementaux dans les pays émergeants et en voie de développement.