Que veut dire « sans OGM » ?

Le 3 novembre dernier, le Haut conseil des biotechnologies (HCB) a rendu public son avis sur la qualification « Sans OGM ». Il était temps ! En effet, à l’heure actuelle, l’étiquetage des OGM ne concerne que les produits qui contiennent des OGM au delà de 0,9%. L’étiquetage actuel ne garantit donc aux consommateurs qu’une présence d’OGM inférieure à 0,9%.

D’autre part, actuellement, seul 0,2% du soja importé pour nourrir le bétail français est certifié sans OGM. On espère que l’étiquetage du « sans OGM » encourage l’émergence d’un véritable marché du soja non génétiquement modifié. Ainsi, la France pourra valoriser les efforts des producteurs qui avaient déjà fait le choix de ne pas utiliser d’OGM pour nourrir leurs bêtes.

Une définition claire et précise du « sans OGM » conditionnera les règles de coexistence des cultures GM et non GM. Ces règles devraient être définies courant 2010, après avis du seul comité scientifique du Haut conseil des biotechnologies (HCB).

Dans ce premier avis, HCB préconise entre autre, la mention « sans OGM » » s’il y a moins de 0,1 % d’organismes transgéniques pour les produits végétaux, et pour les filières animales (viande, poisson, beurre, œufs, certaines charcuteries, etc.) : les étiquettes indiqueraient alors « issu d’animaux nourris sans aliments OGM » si ceux-là n’en ont jamais mangé au cours de leur vie.

A titre d’exemple, à l’heure actuelle, plusieurs pays européens ont déjà mis en place un étiquetage « sans OGM ». On recense pour l’heure : l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie. Mi octobre, le gouvernement Irlandais a annoncé sa volonté de mettre en place un tel étiquetage « pour optimiser les avantages compétitifs de l’Irlande ». Ce qui a eu des effets positifs dans la vente de ceux qui produisent sans OGM.

On peut donc conclure que les enjeux de cette mise place sont considérables car elle doit concilier l’exigence de loyauté envers les consommateurs et les contraintes qui pèsent sur l’approvisionnement en aliment sans OGM.