Sciences de l’alimentation

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science-alimentattionDans un très bon article, Claude Fischler, sociologue au CNRS, met le doigt sur la situation alimentaire occidentale moderne. Alors que la disparition des pénuries devrait être une chance pour les pays s’enrichissant, les êtres humains, ne font qu’inverser la tendance. L’excès inverse, la suralimentation, est toute aussi délétère.

Ces excès se trouvent dans la production intensive et industrielle basée uniquement sur le rendement (et tant pis si c’est toxique). Ils se trouvent aussi bien sûr chez le mangeur lui-même qui, face à la quantité de produits disponibles , ne sait plus reconnaître les signaux internes lui indiquant ce dont il a vraiment besoin/envie.

Claude Fischler fait une analyse très juste de la complexité de ce paradoxe de la prospérité. Selon lui, pour comprendre réellement le fond du problème, il faut considérer autant les faits médicaux et scientifiques que la culture, le passé, l’état psychologiques, les influences, le mode de vie etc… des individus. Ainsi, on se rend compte que les habitudes alimentaires ne sont pas vraiment liées à des choix individuels rationnels. Or, l’abondance et la liberté de choix qui va avec tentent de stopper ces repères alimentaires et laissent les hommes perdus dans leur nourriture.

 

 

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