Un poissonnier tropical

Les curieux en réalité c’étaient pour : « Comment on fait cuire, avec quoi ? » … J’ai interpelé le poissonnier et je lui ai dit : « Une honte, un crime !…. » Sous le choc et n’osant me contredire, il me dit : « Il y a de la demande, il n’y a plus de poissons ». Ma réponse : « Notre nouveau Président à dit à Monsieur Nicolas Hulot sur France 2, durant la campagne, que le hareng et la morue abondait ! Que sur le bord des plages on marchait dessus ! ». J’ai dit, ensuite assez de choses pour culpabiliser les gens et ébranler la justesse du choix de son étalage…

Oui nous sommes tombés sur la tête, du poisson il n’y en a plus ou presque, suivez mon regard chez ceux qui ont pillé nos mers, faute d’intelligence pour contrôler les stocks, à grande échelle. Sans parler des subventions… On s’en tape quand nos mers seront vides, il y aura des élevages, des fermes comme ils disent et la fin des poissons est annoncée dans quelques années, à la place le poison des mers…

Je comprends David Jablonski et ses collègues de l’Université de Chicago, qui expliquent dans les colonnes de la revue ‘Science’ qu’il est vital de protéger en priorité les régions tropicales du globe. Car si trop d’espèces disparaissent dans ces zones stratégiques, c’est l’ensemble de la biodiversité, toutes latitudes confondues, qui risque d’être perturbée. Beaucoup plus d’espèces naissent dans les tropiques et évoluent ensuite sous d’autres latitudes. Mais le savent-ils ?

La biodiversité ne sera pas sauvée par les seuls spécialistes de l’environnement ; il faut qu’elle devienne la responsabilité de chacun d’entre. A l’époque où l’ont s’extasie à compter les anneaux de Saturne ou autres nouvelles planètes, moi je préfère la Terre et son devenir.

Je crois que chaque silence est grave, car il dénote de notre incapacité à réagir devant les désastres de notre planète. Silencieux par impuissance.