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Comparaison des types de carburants et motorisations

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jeudi 3 janvier 2008, par Econo-Ecolo
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Essence, diesel, GPL, GNV, électricité… sont des carburants actuellement disponibles pour propulser les voitures particulières. Quels sont leurs coûts d’utilisation ? Quels sont leurs impacts écologiques ? Vous trouverez des réponses synthétiques à ces questions dans l’article suivant.

Tout d’abord, il convient de rappeler que le premier geste pour réduire les émissions de CO2 de votre véhicule est, si vous possédez une voiture ancienne, d’en changer ! Une voiture vendue aujourd’hui pollue deux fois moins qu’il y a cinq ans.

Les deux types de motorisation existantes qui proposent le plus d’avantages écologiques sont le Gaz naturel pour véhicule et les véhicules hybriques. Cet article n’aborde pas les motorisations alternatives (pantone, moteur de M Nègre...) et les motorisations en cours de recherche (hydrogène...).

Essence

Plus consommateur et donc plus polluant notamment en CO2 et CO que les moteurs diesel, les moteurs à essence produisent moins de particules nocives.

Cette motorisation est la moins chère à l’achat, mais la plus chère à l’utilisation.

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Diesel

Les moteurs diesel produisent moins de CO2 que les moteurs à essence, car consommant moins de carburant, et produisent moins d’hydrocarbures imbrûlés et surtout moins de CO, qui est un gaz toxique. Par contre, ces moteurs sont accusés de produire de particules cancérigènes.

Gaz de pétrole liquéfié

Le GPL est composé de butane et de propane.

Il est économique, car moins taxé que l’essence, et un peu plus écologique que le diesel et l’essence, car les rejets en particules et en oxyde d’azote sont très faibles.

Toutefois, le GPL rejette globalement plus de CO. Quant au CO2, le GPL est équivalent en émission que le diesel.

Gaz naturel véhicule

Le GNV est encore plus économique et écologique que le GPL, car il rejette moins de CO2 (25 % de moins) et aucun oxyde de soufre, ni de plomb.

Ce carburant est peu usité en France, alors qu’il est très répandu en Italie (400 000 véhicules roulent au GNV).

Le gaz naturel est plus de 50% moins cher que l’essence.

L’inconvénient principal du gaz naturel réside dans le nombre encore faible de stations-service permettant de faire le plein.

Toutefois, il est désormais possible d’installer chez soi une mini-station individuelle dans son garage.

Le coût d’installation d’une mini-station est en moyenne 800 euros, et la location du compresseur est de 29 euros par mois pour un forfait de 500m3 de gaz par an soit 8000 km par an.

Bon compromis, certains modèles sont disponibles en bi-carburation gaz et essence permettant de rouler 200 à 500 km au gaz et 300 à 600 km à l’essence.

Biocarburant ou Agrocarburant

Les carburants produits à partir de culture agricole comme la betterave, le maïs ou la canne à sucre sont souvent nommés biocarburant, par les personnes souhaitant promouvoir ce type de carburant, et les agrocarburants, par ceux contestant leur efficacité écologique et économique. En effet, pour substituer les agrocarburants aux carburants classiques, il conviendrait de soustraire une partie de la production agricole alimentaire entraînant une hausse des prix.

Plus onéreux de 200 à 300 euros à l’achat que les motorisations essence, ces carburants se révèlent beaucoup moins chers à l’utilisation que l’essence (le prix du carburant est moindre d’un tiers environ) et rejette moins de gaz à effet de serre. Par contre, les moteurs consomment plus et il est pour l’instant difficile de s’approvisionner. Les nouveaux véhicules à bi-carburation, dit flex fuel, permettent d’alimenter avec de l’essence/diesel ou du biocarburant.

Electricité

Ce type de véhicules reste réservé aux déplacements urbains et périurbains en raison de leur faible autonomie de 100 km environ. Ces véhicules procurent un certain confort sonore, car le moteur est silencieux.

Leur achat est plus onéreux, mais leur coût d’utilisation est 5 fois moindre que l’essence. Ils ne produisent pas de gaz à effet de serre directement, mais dépendent de la production des moyens de production électrique (majoritairement nucléaire en France). Le véhicule électrique est donc la voiture idéale pour la circulation urbaine. Mais il est très difficile de trouver des modèles déclinés en motorisation électrique, suite aux échecs des véhicules précédents (par exempe, le Kangoo électriques s’est vendu à 500 modèles). Toutefois, un regain d’attention porté par les constructeurs permet d’espérer un nouvel essor des véhicules électrique. Ainsi Renault et Nissan ont annoncé la commercialisation d’une voiture 100% électrique pour 2010.

Par ailleurs, les batteries sont en cours de forte évolution technologique. En améliorant cette technologie, Nissan prévoit ainsi de couvrir des distances comprises entre 300 et 400 kilomètres pour un temps de chargement de 30 minutes, contre une nuit actuellement, et d’atteindre les 120 km/heure. « C’est la solution d’avenir, et en milieu urbain le tout électrique sera plus efficace que l’hybride, explique-t-on chez Renault. Aujourd’hui, la sensibilité écologique est plus forte qu’auparavant. »

Complément aux voitures électriques, les voitures hybrides permettent d’allier l’autonomie du moteur thermique et le confort et l’économie du moteur électrique. Suite au développement impressionnant des ventes de la Toyota Prius, ces véhicules sont désormais considérés comme l’avenir proche des véhicules écologiques.

Plus cher à l’achat que ses concurrentes tout essence ou tout diesel, ces véhicules se révèlent économes à l’utilisation.

Elles représentent un excellent compromis écologie/efficacité entre le tout thermique et le tout électrique.

Les intérêts environnementaux des motorisations hybrides par rapport aux autres motorisations existantes se concrétisent :
- lorsque le véhicule roule, l’énergie supplémentaire générée par le moteur thermique va être récupérée par l’alterno-démarreur et est stockée dans la batterie, qui peut ensuite être réutilisée pour augmenter la puissance du moteur thermique.
- lorsque le véhicule s’arrête (« stop-and-go ») quand le véhicule s’arrête dans les embouteillages ou à un feu, le moteur thermique se coupe automatiquement au lieu de tourner au ralenti, ce qui permet d’économiser de 3 à 5 % de carburant. Par ailleurs, les démarrages très consommateurs de carburant pour un moteur thermoque s’effectuent en utilisant d’abord l’alterno-démarreur, puis le moteur thermique.
- lorsque le véhicule freine Lors des ralentissements, l’alterno-démarreur récupère l’énergie cinétique du véhicule qui peut être réutilisé ultérieurement comme surplus de puissance, au lieu d’injecter une plus grande quantité de carburant dans le moteur, c’est le moteur électrique qui va apporter l’énergie stockée préalablement. Un crédit d’impôts et quelques aides permettent d’alléger l’achat de certains des véhicules dits propres.

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