Le nouvel eldorado : faisons du bio !

5

Les produits bio ont le vent en poupe comme tous ce qui vert, green, écolo ! Si on ne peut nier une véritable prise de conscience collective, il ne faut pas nier que beaucoup y voit un nouvel eldorado même si leur vue semble de courte portée !

Le marché du bio ne s’est jamais aussi bien portée, il est difficile de ne pas voir au moins une fois par jours ces trois petites lettres : B.I.O. Peut être que baignant dans ce milieu j’exagère mais tout le monde regarde la télé, lis les journaux ou va au moins faire ses courses !

Si on ne peut que se réjouir de voir de plus en plus de produits bio, l’arrivée dans ce petit monde de nouveaux acteurs commence à laisser des traces. Prenons l’exemple des cosmétique bio et autres soins ou maquillage biologiques car c’est celui que je connais le mieux.

Les laboratoires de cosmétiques et de maquillage bio existent depuis longtemps, des marques historiques allemandes comme Lavera, Weleda ou Logona ainsi que des marques française comme Melvita ou Cattier.

Face au succès de la cosmétique bio, qui a une croissance six fois supérieure au marché conventionnel, les grandes marques (par leurs poids) n’ont pas tardé à réagir.

Très rapidement des marques comme l’Oréal, Clarins ou l’Occitane ont pris le parti de racheter les laboratoires bio certes pour leurs savoir faire mais aussi pour leurs images.

Si l’Oréal a acquis Sanoflore en grande pompe médiatique, les autres marques, apprenant de cette expérience qui a vu la confiance des clients s’éloigner en compagnie de leurs portefeuilles, sont restées plus discrètes.

La nouvelle stratégie semble consister à créer une marque de toutes pièces et de la positionner sur le marché du bio. L’exemple de la marque de maquillage bio Une de Bourjois ou de la marque Ushuaia Bio produit en marque blanche par Sanoflore donc l’Oréal.

Tout ça pourquoi ? C’est d’une simplicité enfantine, éviter au maximum les contraintes et récolter le fruit du travail des autres. Il faut nuancer ce qui suit mais l’idée est là.

La bio ne peut se résumer au simple cadre que propose les labels biologiques. Les labels de cosmétiques ont été édité par des marques qui quoi qu’on en pense ont une certaine éthique ( je n’ai pas dit une éthique certaine). Le cadre des labels était souple mais utilisé majoritairement par des marques impliquées dans le développement du biologique.

Ces marques ont permis de forger une réelle confiance du consommateur dans les produits labellisés cosmétique bio. Leurs produits sont de bonnes qualités, ils tendent à ne pas suremballer et à économiser toutes leur consommation d’énergie ainsi qu’à favoriser les filières courtes et respectueuses des hommes et de la nature ( dans l’idéal).

Mais depuis ce temps des laboratoires qui ne fabriquaient que du naturel ou du bio, de nouveaux acteurs sont arrivées. Et se soucie moins de la consommation de leurs usines, de la provenance de leurs matières premières, de la qualité des ingrédients de leurs produits … Eux, ils respectent un cahier des charges et font du bio ; tandis que d’autres font le bio et en respectent les charges.

Et c’est là qu’est le problème. Le consommateur ne peut pas faire la différence, mettant sur un pied d’égalité son jugement envers les marques labellisées bio …

Comments are closed.