Les coiffeurs écologiques

Les diverses institutions représentantes des professionnels de la coiffure ont signé « La charte de Développement Durable de la profession de la Coiffure ».

La charte de Développement Durable de la profession de la Coiffure doit permettre aux salons de coiffure qui le souhaitent, d’améliorer au quotidien leurs pratiques environnementales, sociales et sociétales, soulignent les Institutions de la Coiffure dans un communiqué.

La Charte de Développement Durable de la profession de la Coiffure comporte 10 engagements. Elle a pour objectif : 

  1. d’encourager l’ensemble des acteurs de la profession à exercer leur métier en respectant les principes du Développement Durable ;
  2. de valoriser les salons qui s’engagent dans cette démarche citoyenne ;
  3. de promouvoir et associer la clientèle à cette démarche ;
  4. de renforcer l’engagement des salariés des salons, soucieux de la protection de l’environnement et de leur santé.

Gestes éco-citoyens

  • Recyclage des emballages,
  • réduction de la consommation d’énergie, notamment des sèches cheveux,
  • meilleure gestion de l’eau dans les bacs à shampooing,
  • achat et utilisation de produits et de matériels qui respectent l’environnement et la santé,
  • usage de produits naturel pour remplacer les shampooing et produits de coloration pouvant contenir des produits chimiques toxiques,
  • telles sont quelques uns des 10 engagements que propose la charte.

Impact écologique

Aujourd’hui, environ 1 million de personnes poussent chaque jour la porte d’un salon de coiffure en France. Les salons français consomment 8 millions de m3

d’eau par an et 600.000 MWh, dont environ 80% pour le fonctionnement des seuls sèche-cheveux. « Couper les cheveux n’a jamais été une industrie polluante. Mais avec un million de clients par jour, cela représente un ensemble de petites pollutions répétées, il y a donc un enjeu », commente Jacques Minjollet, président des Institutions de coiffure.

Coiffeur, un métier à risques

Les coiffeurs manipulent des produits chimiques pour assurer les permanentes et colorations de leurs clients. Il faut savoir qu’environ 60 % des femmes et 5 à 10 % des hommes se colorent les cheveux avec une moyenne de 6 à 8 colorations par an.

A ce titre la profession serait exposée à un risque supérieur à la moyenne de développer un cancer selon le Centre international de recherche sur le cancer (IARC/CIRC), l’agence chargée du cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ce métier serait classé comme cancérogène « probable », selon la revue spécialisée britannique The Lancet Oncology. Il s’agirait principalement d’un risque de cancer de la vessie, mais avec des suspicions également chez les coiffeuses de risques accrus de cancer des ovaires et d’une forme de cancer sanguin, le lymphome non-hodgkinien. Il était donc temps que la profession s’organise pour assurer la prévention de ces maladies. Le métier de coiffeur est un métier à risques.