Créez vos propres cosmétiques bio

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Quels sont les besoins réels de la peau ? À quoi sommes nous habitués ? À quoi nous a-t-on habitués ? Voilà de vraies questions pour aborder un sujet où se bousculent mensonges et tromperies, la cosmétique étant par excellence le domaine où le vent se vend à prix d’or. Pour faire rêver ? Soit, si l’objet du rêve est digne de la promesse !

Ce n’est pas tout à fait le cas… Sylvie Hampikian nous le dit avec douceur. Compétence. Féminité, bien sûr. Mais surtout avec des atouts que bien peu parmi les spécialistes qui s’expriment sur le sujet peuvent lui envier : elle n’a aucun lien avec l’industrie cosmétique. Et mieux que dénigrer, elle propose. Modestement, sans autres ambitions que de mettre un peu d’ordre dans les connaissances et habitudes que de si nombreuses générations avaient réussi à affiner en matière de soin de la peau.

Longue discussion à l’occasion de la sortie de son livre « Créer vos cosmétiques bio ». Pas qu’entre femmes… un intrus s’est immiscé… Pour mieux vous servir, Mesdames !

 

Bonjour Sylvie Hampikian ! Votre livre fait appel à de vastes connaissances dans le domaine de la cosmétique, de la chimie, de la toxicologie, des plantes, de l’aromathérapie… Quelle fut votre formation ?

Je suis vétérinaire, mais mon cursus professionnel n’est pas allé dans ce sens : j’ai commencé à travailler dans la recherche fondamentale à l’Institut Pasteur, puis au Centre de Transfusion Sanguine. Par la suite, je me suis spécialisée dans les affaires réglementaires concernant les médicaments. Depuis 16 ans maintenant, je suis consultante, plus spécialement en pharmacologie et toxicologie. J’ai eu à travailler notamment sur les actifs naturels, ce qui correspond plus à ma sensibilité.

Votre savoir en matière de plantes et de cosmétique n’est-il le fait que de votre compétence professionnelle ?

Ma grand-mère, née au cœur de l’Aubrac, connaissait assez bien les plantes ; elle tenait elle-même ces connaissances de sa mère. Je me suis toujours soignée avec de la camomille, de l’eucalyptus… En travaillant comme conseiller scientifique pour un cabinet spécialisé dans les actifs naturels cosmétiques, j’ai fait le lien : j’ai eu la chance de constater que derrière des ingrédients tout simples comme l’huile de tournesol par exemple, il y a des bases scientifiques valides. Une approche que l’on trouvait peu jusqu’à présent dans les livres traitant de cosmétique naturelle, qui restaient le plus souvent empiriques, traditionnels.

La science rejoint donc l’école des grands-mères ?

Absolument. On dispose par exemple d’études sur les effets du millepertuis et du ginkgo qui n’ont rien à envier à celles que l’on pratique pour des médicaments, avec des résultats probants. Mais tout n’a pas été étudié, notamment les plantes les plus connues : les propriétés digestives de la camomille, dont on parlait à l’instant, n’ont pas encore fait l’objet de recherches très poussées.

À l’inverse, la science a-t-elle prouvé que le savoir populaire se fourvoyait ? 

Cela arrive parfois. La très ancienne théorie des signatures laissait entendre que Dieu avait mis sur terre les plantes pour soigner les maux et qu’il avait laissé des signes dans la Nature pour nous guider. Une plante dont la forme des feuilles évoque les trois lobes du foie avait la réputation de soigner les maladies attribuées à cet organe. Cette plante qu’on appelle de ce fait « hépatique » n’a pourtant pas vraiment d’effet intéressant sur le foie… Il s’agit même d’une plante toxique ! Ce qui n’empêche pas que cette théorie des signatures ait donné des pistes qui s’avèrent vérifiables : on pensait empiriquement que le saule était favorable aux rhumatismes, parce qu’il poussait dans les zones humides, redoutées par ceux qui souffrent. On en a effectivement tiré l’aspirine…

Les produits cosmétiques industriels ont massivement investi les étagères des femmes, depuis plusieurs décennies. Qu’en diriez-vous, spontanément ?

Pas beaucoup de bien… On peut leur reprocher deux choses : d’abord, cette dérive vers les formules chimiques pour lesquelles l’intérêt de la peau passe en dernier critère, les premiers étant l’onctuosité, le parfum, la couleur, le bas prix des matières premières… Nombre de ces matières premières sont des résidus de l’industrie chimique pétrolière et de l’agroalimentaire. La cosmétique chimique tire ainsi la qualité vers le bas, mais propose aussi des compositions aberrantes : j’ai ainsi vu plus de 80 actifs listés dans un produit d’une marque qui se dit naturelle ! L’autre aspect, c’est la tromperie du consommateur. On communique de manière excessive quant aux résultats promis, avec des argumentaires pseudo scientifiques incluant des mots bien compliqués pour faire sérieux. On emploie le terme « naturel », alors qu’on ne trouve dans la composition du produit qu’une infime quantité de substances méritant ce qualificatif, le reste étant constitué d’ingrédients de synthèse : paraffine ou autres huiles minérales, silicones, polymères… Concernant ces ingrédients, il faut quand même savoir que le polypropylène glycol, que l’on trouve massivement dans certaines formulations, se retrouve dans certains antigels… Grosse tromperie également sur le collagène et le chitosane, dont l’intérêt pour la peau me semble peu convaincant. Ils sont extraits de résidus de l’industrie agroalimentaire, notamment des déchets de poissons et de crevettes. Pour faire bien, on parle alors de « collagène marin »… Pour ma part, je trouve que les matières premières issues du pétrole ou des carapaces de crevette sont très éloignées de l’image luxueuse que l’on donne des cosmétiques. Je préfère une huile vierge de rosier muscat biologique. C’est ça le vrai luxe !

On est manifestement dans la tromperie, ce qui est maintenant reconnu. Mais ces formulations chimiques présentent-elles des dangers, ou effets indésirables ? Nuit-on ainsi à la peau, voire à la santé de manière plus générale ?

Je ne m’autoriserai pas à répondre formellement à votre question, bien qu’ayant le titre d’expert toxicologue… Tout simplement parce qu’il est impossible d’établir le profil d’un produit qui contient plus de vingt molécules différentes : au plan toxicologique, c’est une aberration. On ne peut rien savoir sur les interactions qui se produisent dans une « infâme soupe chimique » contenant jusqu’à 80 molécules ! Qu’est-ce qui nous dit que l’une d’entre elles ne devient pas cancérigène sous la simple action d’une huile essentielle ? Il existe aussi des doutes sur de nombreuses substances, dont les sels d’aluminium, les glycols, les parabens… Ces produits ne sont certes pas toxiques aux doses employées. Mais ce qui est mal évalué, c’est l’accumulation de ces molécules dans l’organisme, qui finit par être préoccupante. On trouve des parabens dans le dentifrice, le déodorant, le shampooing, la crème visage, le lait corporel… On peut tous les utiliser dans la même journée. On ne connaît pourtant pas les effets de cette exposition répétée et durable sur de très longues périodes. Les études les plus longues qui sont faites sur des rongeurs se déroulent sur deux ans. Qu’en est-il pour l’être humain sur vingt, trente ans ? C’est dans ce cadre que l’on suspecte des effets mutagènes, cancérigènes, des incidences conduisant à des maladies dégénératives, etc…

Et les allergies ?

La plupart des substances extérieures à l’organisme peuvent provoquer des allergies. Mais l’allergologue qui est confronté à de tels mélanges se trouve face à une sacrée colle s’il doit identifier la molécule qui en est à l’origine…

Que peut-on dire de la cosmétique bio ?

Beaucoup de bien ! Ceux qui n’ont pas le temps ou l’envie de faire leurs propres cosmétiques, puisque c’est mon propos, ont accès grâce aux produits certifiés bio à des préparations de grande qualité. Certaines sont d’ailleurs assez proches de ce que l’on peut fabriquer soi-même. Par ailleurs, de gros efforts qui ont été faits au niveau de la recherche, mais sans que l’on s’éloigne de la Nature et que cela donne lieu à des brevets, comme l’industrie cosmétique essaye de le faire via les actifs que sont les acides de fruits, les phytoplanctons, les extraits de levure, pour lesquels on fait appel notamment aux biotechnologies… La cosmétique bio reste proche des produits natifs. Il y a aussi aujourd’hui des maquillages bio qui sont très bien tolérés : le fond de teint Couleur Caramel, par exemple, est d’une telle qualité qu’on peut presque l’utiliser comme crème de jour !

Que dire du prix de ces cosmétiques bio ?

Le rapport qualité/prix est excellent. Il est vrai qu’on ne paye pas les coûteuses campagnes publicitaires. Ces produits sont moins chers que ceux qu’on trouve dans les parfumeries, instituts ou pharmacies, et de meilleure qualité pour une plus grande efficacité.

Pardon pour cette question, mais n’en fait on pas un peu trop autour de la cosmétique ? Les protocoles conseillés par les marques, y compris bio, ne sont-ils pas qu’une agréable manière de commercer ?

Les soins de la peau variés ont toujours été présents dans toutes les civilisations, même les plus anciennes… Vous avez en partie raison, pousser à l’extrême la spécificité des produits est effectivement une dérive publicitaire. Mais bon… Bien que n’achetant pas mes produits de beauté, puisque je les élabore, j’utilise quand même un produit pour nettoyer, un tonique, une huile, une crème, un gommage, un masque… Ces pratiques sont fondées, et je trouve que les soins de la peau constituent également de petits moments de détente bien agréables…

Que sait-on de la qualité de la peau des femmes qui n’appliquent rien sur leur visage ?

Les quelques exemples que j’ai observés laissent à penser que leur peau vieillit prématurément.

Quel serait le minimum ?

Appliquer une huile bio type amande douce, argan ou onagre matin et soir. Et nettoyer la peau. Notons que le simple fait d’appliquer une huile inclut un léger massage, qui est à lui seul extrêmement bénéfique.

À l’inverse, des femmes qui ont été très inspirées au niveau cosmétique gardent-elles réellement une belle peau plus longtemps ?

Aaahhh oui ! J’ai l’exemple de ma grand-mère paternelle, qui toute sa vie a utilisé une crème qui était son secret de beauté. Elle est décédée à 78 ans sans rides, sans une tache sur le visage et avec un teint magnifique bien que vivant à Paris, ce qui n’est peut-être pas un avantage pour la peau. De même, toutes les personnes à qui je conseille l’utilisation d’une huile riche observent très rapidement un bénéfice notable.

Que dire de l’alimentation en matière de beauté ?

C’est une banalité que de rappeler ça, mais la peau est bien le reflet de la santé. J’invite les femmes à se méfier des régimes trop restrictifs, qui induisent souvent des carences en acides gras, vitamines et minéraux qui sont dommageables pour la peau. Ma mère me dit souvent que les femmes rondes ont une plus jolie peau : il y a certainement là un fond de vérité, qui n’est pas dû qu’à l’effet « tenseur » des joues bien remplies…

Et pour les hommes, auxquels on essaye aujourd’hui de vendre de quoi s’occuper devant la glace ?

[Néophyte] Je ne suis pas sûre qu’ils y soient majoritairement très sensibles… Ils peuvent pourtant avoir à y gagner avec des soins tout simples. En appliquant du gel d’aloe vera, par exemple. Leur peau n’en sera peut-être pas plus belle, mais leur teint plus frais, plus avenant… Ceci dit, il faut aussi savoir que lorsqu’on commence à mettre quelque chose sur la peau, celle-ci s’habitue et finit par le réclamer…

On continuera donc de faire l’impasse, merci !

Créer ses cosmétiques bio

Venons-en à la création de cosmétiques : la pratiquez-vous depuis longtemps ?

J’ai été adolescente dans les années 70, et c’était très à la mode de faire des masques et shampooings à l’œuf ou à l’argile ; cela ne m’a jamais quittée depuis. Mais je ne pratiquais pas quotidiennement la cosmétique naturelle. Le facteur déclenchant a été l’obligation qu’ont eu les fabricants de cosmétique d’inscrire la composition de leurs produits sur les emballages, en 1998 ; avant, on leur faisait une confiance aveugle ! Mais là, ayant des connaissances en chimie et en toxicologie, j’ai compris en lisant ces fameux codes INCI que les produits qui nous étaient vendus ne correspondaient pas du tout à ce qui était revendiqué par le biais de la publicité.

Avez-vous eu un guide en matière de cosmétique naturelle ?

Les livres que j’ai lus étaient plutôt du style « secrets de beauté de ma grand-mère ». Ces livres étaient charmants, mais je me suis rendue compte qu’il y avait un grand fouillis dans les recettes, que rien n’était classé… J’ai aussi lu « Mon herbier de Beauté », de Mésségué ; et les livres de Jean Marie Pelt, bien sûr. Depuis des années, je fréquente régulièrement les bases de données scientifiques internationales comme Medline, où je trouve les résultats de recherches qui me confortent dans ma démarche.

Rika Zaraï ?

Non… mais Marie Laforêt, oui !Son livre était sympathique, avec quelques bonnes idées à retenir.

Rita Stiens ?

Je ne l’ai lue qu’après avoir rédigé mon manuscrit. Je ne voulais pas être influencée. Il s’agit d’un travail journalistique d’une excellente qualité, y compris au niveau de la rigueur scientifique*.

* « La vérité sur les cosmétiques », Éditions Leduc.s. Disponible à Satoriz.

Qu’est-ce qui vous a motivée pour l’écriture de votre propre livre ?

La démarche qui m’a conduite à le faire, c’est un cumul de données que j’écrivais spontanément, pour moi, ou pour partager avec mes filles, avec l’idée de transmettre… L’ensemble s’est étoffé jusqu’à devenir un véritable pavé, dans lequel on a dû tailler pour obtenir le livre. Je déplore aussi que le savoir-faire concernant les petites recettes de beauté soit en train de se perdre, et que les industriels en profitent… L’industrie cosmétique n’a que cent ans, et elle a tout pris ! Autre motivation : cette pratique crée du lien ; les femmes se transmettent leurs recettes, le phénomène blog s’en empare, tout cela est bien sympathique. Il y a sur Internet beaucoup de recettes qui s’échangent notamment avec les Canadiennes, lesquelles ont moins perdu ce savoir-faire qu’en France. Dernier point, il est intéressant d’exploiter des matières premières qui sont aujourd’hui facilement disponibles, et devant lesquelles les femmes sont souvent perdues : quelle huile essentielle choisir, parmi toutes celles que l’on propose ? Idem pour les huiles végétales, le choix est très vaste. Je trouve dommage d’avoir tant d’ « outils » à disposition et de pas savoir les utiliser !

Créer ses propres cosmétiques demande-t-il beaucoup de temps ?

Le peu de temps qu’on y consacre constitue un moment agréable. Pour ma part, c’est toujours un jeu, surtout lorsque je prépare un masque avec mes filles… Le produit le plus long à préparer, c’est la crème, qui prend moins de temps qu’il n’en faut pour faire une béchamel…

N’est-ce pas un peu contraignant, à la longue ?

Non… Et puis il y a le côté « c’est moi qui l’ai fait », et la chance de choisir sa propre huile essentielle qui donnera ce parfum personnel… Tout est très simple, les outils que l’on utilise le plus étant le creux d’une main, et l’index de l’autre !

Avez-vous noté quelques réticences de femmes qui hésitent à franchir le cap ?

Oui… Argument très classique chez les femmes de ma génération : « j’ai trop confiance en ma crème », ou « j’achète en pharmacie, je suis très bien conseillée… ». Mais les jeunes accrochent vraiment ; beaucoup apprécient la créativité qui va avec cette démarche, assortie d’une logique altermondialiste et anti trust industriel qui les motive. Et puis beaucoup d’entre elles cherchent des alternatives à ce médicament qui soigne l’acné, mais laisse des séquelles au niveau du foie…

Les résultats sont-ils probants ?

Indiscutablement, les soins les plus spectaculaires étant ceux qui utilisent du gel d’aloe vera, les huiles riches, ou l’argile, avec quelques huiles essentielles notamment pour les peaux acnéiques.

Une recette typique pour nos lectrices, en avant-première ?

Celle du gommage, que je trouve magique : de la poudre d’amande, que l’on met soit dans une crème de jour, soit dans du yaourt ou de l’huile, selon l’humeur. Jamais aucun produit du commerce ne m’a donné de tels résultats ! La peau est lisse, nettoyée, stimulée et hydratée.

Masque/gommage magique éclat du teint Mélanger 2 cuillères à soupe de yaourt brassé nature, 2 cuillères à soupe de poudre d’amande, 2 cuillères à café de miel, 2 gouttes d’huile essentielle adaptée à votre peau (facultatif). Appliquer le mélange sur le visage et laisser poser environ 10 minutes (facultatif). Effectuer des massages circulaires, en insistant sur les zones grasses, le cas échéant. Bien rincer. Ce soin adoucit, satine et purifie la peau. Il éclaircit et ravive le teint…

Astuce : s’il vous reste un peu de cette préparation, conservez-la au congélateur jusqu’à la prochaine fois…

Quelles sont les bases d’une bonne pratique ?

Choisir les bons ingrédients : une bonne huile riche, comme onagre, bourrache ou rosier muscat. Une huile essentielle, bien adaptée. Du gel d’aloe vera, de l’argile, une eau florale. Le reste, on l’a dans sa cuisine : utiliser des produits frais, de préférence bio. Et travailler proprement. Rien de sophistiqué, à peu près comme si l’on préparait un biberon.

Parmi les produits que l’on a chez soi, lesquels seront utilisés ?

L’œuf, le yaourt, la farine, la levure de bière fraîche, sèche ou en paillette, le germe de blé… Le miel, indispensable ! Les huiles de cuisine : tournesol, colza, sésame, noisette… de première pression à froid et bio, bien sûr. Les fruits de saison, les plantes et fleurs du jardin : soucis, lavande, camomille…

En cosmétique, le gros problème concerne les conservateurs. Comment contournez-vous cet écueil ?

Les préparations à base d’œuf, de yaourt ou de fruits frais sont destinées à un usage unique, ou guère plus. Les lotions à base de plantes se conservent au réfrigérateur. Les mélanges huiles-huiles essentielles se conservent très bien, à l’abri de la lumière et de la chaleur. Les crèmes ne tournent pas, mais on peut ajouter par sécurité une huile essentielle comme le petit-grain à hauteur de 1 %, qui joue le rôle de conservateur, ou de l’extrait de propolis, de romarin.

Vos compétences en toxicologie vous incitent-elles à prodiguer quelques conseils concernant les allergies ?

Les produits naturels peuvent donner autant d’allergies que les chimiques. Mais en général, chacun sait à quoi il est allergique. Ce qui n’est pas toléré par voie interne ne le sera probablement pas une fois appliqué sur le visage. Par exemple, les personnes allergiques aux Astéracées (Composées) doivent se méfier à peu près de tout ce qui ressemble à une marguerite : souci, camomille, échinacées, etc… Mais l’avantage de faire ses propres préparations, c’est justement de maîtriser leur composition. Si on est allergique à un produit, on ne l’emploie pas. Et lorsqu’on a des craintes, on peut faire un test cutané avant d’utiliser un nouvel ingrédient, surtout s’il est très concentré.

Parmi toutes celles que vous proposez, avez-vous une recette préférée ?

Il y en a deux : le gommage miel-yaourt-poudre d’amande, que l’on vient d’évoquer. Le plus difficile concernant cette recette, c’est de ne pas manger la préparation avant de l’appliquer ! J’en profite pour signaler que presque toutes les recettes du livre sont « comestibles ». Or, personnellement, je ne m’aventurerais pas à consommer la crème de jour d’une « grande marque »… L’autre est toute simple : une petite noisette de gel d’aloe vera dans le creux de la main, avec autant d’huile de rosier muscat. En mélangeant, on obtient un gel onctueux. En rajoutant une petite goutte d’huile essentielle de lavande, mon soin visage est prêt et très efficace !

Article paru dans la revue Sat’Info – Satoriz, le bio pour tous !

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