La chasse aux pyralènes est ouverte

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports et la secrétaire d’État à l’Écologie installent mercredi 6 février 2008 le premier comité de pilotage national contre les PCB ou (pyralènes) afin d’établir un état des lieux complet de la pollution générée par les PCB dans les rivières et d’annoncer un plan d’actions national.

Qu’est-ce qu’un PCB ?

Les PCB ou pyralènes sont des dérivés chimiques chlorés. Depuis les années 1930, ils étaient utilisés dans l’industrie pour leurs qualités d’isolation électrique, de lubrification et de d’ininflammabilité. On les retrouvait comme isolants dans les transformateurs électriques et les condensateurs, comme lubrifiants dans les turbines et les pompes ou comme composants d’huiles, de soudures, d’adhésifs, de peintures et de papiers autocopiants. Depuis 20 ans, ces substances ne sont plus ni produites ni utilisées dans la fabrication d’appareils en Europe.

Des poissons d’eau douce contaminés

Dans le cadre du plan de surveillance de la qualité des aliments, des teneurs élevées en PCB ont été décelées dans des brèmes prélevées dans le Rhône en 2005.

Les services de l’Etat ont tout de suite réagi en instaurant un plan spécifique de contrôle. Les analyses de poissons et de sédiments ont été multipliées en 2006 et 2007 pour délimiter la zone contaminée dans ce fleuve, conformément aux recommandations de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments.

Nathalie Kosciusko-Morizet a poursuivi cette démarche par la mise en place d’un comité de pilotage sur le Rhône en octobre 2007, et des analyses complémentaires ont été lancées parallèlement dans toute la France, notamment dans la Somme et la Seine.

L’annonce d’un plan d’actions national : des enjeux écologiques, économiques et sanitaires

Le gouvernement entend poursuivre son action en toute transparence. Il souhaite en particulier approfondir les évaluations des impacts écologiques, économiques (filière pêche en eau douce) et sanitaires des différentes pollutions.

Cette première réunion doit permettre de partager l’état des lieux des connaissances sur la pollution par les PCB dans les rivières, mais surtout d’informer sur les actions mises en œuvre par l’Etat.

Outre les ministères concernés, le comité associera les différentes parties prenantes à la réflexion : élus, associations de protection de l’environnement, pêcheurs professionnels et amateurs, industriels, organismes de recherche et d’expertise.