La pollution ne se résume pas qu’au CO2 !

Lorsqu’on parle de pollution aujourd’hui, les termes récurrents sont toujours en rapport avec cet ignoble CO2, chacun y va de son « gaz effet de serre », son « réchauffement climatique » ou encore « émission de carbone », etc. Cela témoigne du problème que l’on a de vouloir traiter un seul problème à la fois, car si de nos jours l’émission des gaz à effet de serre (car il y en a plusieurs, entre autres le méthane – CH4, le protoxyde d’azote – N2O, l’ozone – O3, et la vapeur d’eau – H2O) sont un problème majeur pour la nature, la biodiversité, les écosystèmes et pour nous même, qu’en est-il des autres modes de pollution ? Si un jour les GES ne sont plus le problème principale pour la planète, il faudra s’occuper du reste, dans la mesure ou ce n’est pas trop tard.

La pollution se trouve partout et sous des formes différentes, en voici quelques exemples :
- Les eaux usées : Selon l’Institut International de gestion des ressources en eau (IWMI), 20 millions d’hectares cultivés (principalement les rizières) dans le monde, le sont avec des eaux usées (eaux domestiques, eaux industrielles, et eaux pluviales). Ainsi, selon l’association Planète Urgence, à Accra, au Ghana, 200.000 personnes achètent chaque jour des légumes produits sur 100 hectares de terres irriguées avec des eaux usées. Cette pratique offre aussi un moyen de subsistance aux plus pauvres, souvent des femmes, et aux paysans ayant récemment quitté la campagne, mais les conséquences sanitaires sont terribles comme on peut le voir actuellement au Zimbabwe ou plus de 1000 personnes sont mortes du choléra en quelques semaines.
- La pêche industrielle : le thon rouge, les baleines, les récifs coralliens, etc. la liste des espèces marines menacées d’extinction ou déjà éteintes, est très longue et s’accroit de jour en jour. Ainsi les récifs de corail (écosystèmes tropicaux particulièrement riches, aux nombreuses fonction géologiques, écologiques et socio-économiques) qui protège les terres de l’érosion et s’érige en barrière naturelle contre les vagues et autres tsunamis sont en train de mourir. Toujours selon Planète Urgence ce sont 20% des récifs qui ont disparus en quelques décennies seulement, 24% sont dans un état critique, et 26% sont menacés de disparition dans les 10 ans à venir. Les causes de cette catastrophe écologique ? La première est la pêche récifal industrielle (souvent à la dynamite), la deuxième le déversement des eaux usées polluées aux métaux lourds et autres produits toxiques.
- Les pesticides, désherbants et produits chimiques : des mortalités d’abeilles de plus de 30% chaque année, à ce rythme là les variétés de fruits et légumes vont s’amenuiser à vive allure, et même si beaucoup de scientifiques sont en désaccord sur la responsabilité ou non des pesticides, le fait est que ces produits sont fait pour éliminer les insectes, on ne peut pas croire qu’il fait la différence entre le méchant charançon et la gentille abeille. Deuxième exemple, Un pesticide très toxique, longtemps utilisé sur les bananes, a largement contaminé la population des Antilles. En Guadeloupe, de nombreuses cultures sont potentiellement interdites pour des décennies, et bizarrement le taux de cancer du sang et de la prostate à explosé.
- Les OGM : Les organismes génétiquement modifiés sont un fléau pour la biodiversité, les cultures bio, etc. elles contaminent tous ce qui est naturel, la preuve à Lussas (Ardèche), ou une partie du pollen récolté dans six ruches contient plus d’OGM que la normale. Au-delà de 0,9%, l’étiquetage est obligatoire avec la mention ’’contient des OGM’’.

La ville de Guiyu en Chine ensevelie sous les déchets électroniques ou selon la revue Environmental Science and Technology, le taux de plomb et de cuivre sur les routes autour de Guiyu atteint un sommet : 300 fois plus élevé que le site contrôle à 8 km du village, et ou des analyses faites par Greenpeace en 2001 autour de Guiyu révèlent que des substances chimiques toxiques comme le mercure, le plomb et les dioxines se retrouvent aussi dans l’eau de la rivière, noircie par les activités de recyclage. Ce sont plus de 400.000 tonnes de ces déchets qui jonchent cette ville.

On peut rajouter à cette liste le braconnage, le nucléaire, le trafic de déchets toxiques et son déversement un peu partout, etc. Mais au final la vraie pollution c’est l’ARGENT, car c’est la seule vraie raison à toute cette activité polluante à laquelle on s’exerce depuis bientôt une centaine d’année.