L’ herboristerie et les plantes médicinales

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Depuis la nuit des temps, les plantes ont toujours été utilisées pour soulager les maux. Elles possèdent en effet d’innombrables vertus grâce aux principes actifs qu’elles renferment et qui leur permettent d’apaiser, de soigner et de guérir. Au cours de l’histoire, les remèdes naturels ont peu à peu été remplacés par les remèdes de synthèse, autrement dit les médicaments.

plantes-medicinalesLes herboristes, spécialistes des plantes médicinales, ont alors progressivement été poussés vers la sortie par les pharmaciens. Le regain d’intérêt pour les soins naturels de ces dernières années pourrait toutefois rendre à l’herboristerie ses lettres de noblesse. En France, le métier d’herboriste ne peut être pratiqué que par un pharmacien dans son officine.

Histoire de l’herboristerie

L’herboristerie est une forme de médecine naturelle née il y a plusieurs millénaires, qui utilise les plantes médicinales pour soigner les humains et les animaux. Les plantes médicinales peuvent être utilisées sous différentes formes : en tisane, poudres, gélules, huiles, huiles essentielles, concentrés liquides, sirops.  L’herboristerie est aussi le nom donné à la boutique dans laquelle l’herboriste prépare et vend ses remèdes.

L’être humain s’est toujours soigné par les plantes, et ce dans toutes les cultures. Des études archéologiques ont même prouvé l’utilisation des plantes médicinales par les Hommes dès l’époque de la Préhistoire. Grâce à leurs vertus thérapeutiques, les plantes peuvent en effet soulager de nombreux maux en agissant sur l’ensemble de l’organisme ou sur des organes précis. Les plantes peuvent agir et soigner rapidement, ou bien avoir une action progressive sur le long terme et restaurer l’organisme en profondeur.

Contrairement aux médicaments de synthèse, les traitements à base de plantes médicinales ont l’avantage de générer beaucoup moins d’effets secondaires.

Le métier d’herboriste, une reconnaissance contestée

Reconnu pour la première fois en France au 14e siècle, le métier d’herboriste commence à reculer dès le 19e siècle, avec l’apparition des vaccins et des médicaments de synthèse.

Sous la pression l’ordre des pharmaciens, le diplôme officiel d’herboriste est supprimé en 1941 et la profession se voit alors dévalorisée. Il n’existe aujourd’hui en France plus que 4000 à 5000 herboristes, exerçant leur métier sans aucune reconnaissance de l’État.

Les soins par les plantes ont pourtant toujours fait leurs preuves et continuent chaque année de soulager de nombreuses personnes.

Identifier, cueillir et conserver les plantes médicinales

Les herboristes adoptent une approche holistique de la médecine, ce qui signifie qu’ils se concentrent sur des soins de santé complets qui répondent aux besoins physiques, mentaux, émotionnels, sociaux, spirituels et économiques du patient.

Les herboristes licenciés, sont spécialement formés dans le domaine de la phytothérapie.

Spécialiste des plantes médicinales, l’herboriste sait identifier les plantes dans la nature, les prélever avec raison (sans altérer la biodiversité) et les conserver.

Il connaît les vertus et effets de chacune des plantes sauvages qu’il utilise et est capable de conseiller ses clients sur les remèdes et les dosages en fonction des affections à soigner.

Les herboristes utilisent les graines, les baies, les racines, les feuilles, l’écorce, les bourgeons (gemmat et les fleurs de plantes appelées plantes médicinales à des fins médicinales.

C’est également l’herboriste lui-même qui transforme les plantes récoltées et séchées (par infusion, macération, distillation, décoction…) et vend ensuite ses préparations au sein de sa boutique, sous diverses formes.  Pour vendre ses plantes, il entretient une mission d’information. L‘herboriste rencontre ses clients au comptoir ou bien en entretien lorsqu’un diagnostic et des conseils sont nécessaires.  Il distribue sa cueillette en sachets ou en vrac dans son herboristerie.

Certains herboristes revendent par correspondance. L’herboristerie propose non seulement des plantes séchées mais aussi un certain nombre de produits naturels, produits de la ruche et produits d’herboristerie.

Une véritable demande pour les plantes médicinales

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 80 % des gens dans le monde utilisent des remèdes à base de plantes médicinales dans le cadre de leurs soins de santé.

Outre-mer, les produits à base de plantes sont classés comme des compléments alimentaires, plutôt que comme des médicaments ou des produits pharmaceutiques.

Les herboristes demandent aujourd’hui que leur métier et leurs compétences soient à nouveau reconnus officiellement, tandis que les pharmaciens continuent à s’y opposer. Une proposition de loi visant à restaurer le diplôme d’herboriste en France a récemment été déposée. L’intérêt croissant des français pour les remèdes naturels pourra peut-être permettre à l‘herboristerie de retrouver progressivement la place qu’elle avait perdue.

L’herboriste est capable de fidéliser sa clientèle, puisque d’autres points de vente, comme la parapharmacie, le supermarché, les centres de diététique, de naturopathie et d’acupuncture et la boutique de l’apothicaire elle-même se partagent déjà la clientèle

Précautions à l’usage des plantes médicinales

Il n’existe pas de culture enracinée dans la population qui imprime le message qu’une plante médicinale est égale à un médicament. Quant aux professionnels de la santé, ils ont reconnu que les médecins sont encore réticents à recommander des produits de phytothérapie et que certains pharmaciens n’y prêtent pas non plus une attention particulière.

Les consommateurs sont assez ou très satisfaits des résultats qu’ils obtiennent de la phytothérapie et souligne que la plus grande satisfaction vient de ceux qui les achètent en pharmacie pour se faire soigner les petits maux.

En Espagne, trois consommateurs de plantes médicinales sur quatre sont des femmes et une personne sur quatre qui utilise la phytothérapie reconnaît qu’il existe une tradition familiale ou que dans leur environnement immédiat, il est habituel de prendre des préparations phyto-thérapeutiques pour traiter une maladie quelconque.

Les plantes médicinales

Les plantes sont les premiers outils de guérison. Utilisées depuis des millénaires, elles sont nombreuses à posséder des vertus permettant de guérir certaines affections comme les troubles digestifs, les affections respiratoires, cutanées et bien d’autres.

L’efficacité des plantes en médecine naturelle est prouvée par de nombreuses études démontrant la capacité des plantes à agir sur nos organismes grâce à un ensemble de principes actifs fonctionnant en synergie. Les plantes médicinales peuvent être ingérées sous forme de tisanes ou poudres, par application cutanée (pommades, compresses, cataplasmes…), par injection, par immersion d’une partie du corps (ou du corps entier) dans une préparation liquide, par fumigation ou encore par bain de bouche.

Voici quelques exemples de plantes aromatiques et médicinales courantes :

  • La Badiane (ou Anis étoilé) : à consommer en infusion, elle soulage les problèmes digestifs et notamment l’aérophagie.
  • Le Basilic : à incorporer dans les repas, cette plante très parfumée améliore le confort digestif, a des vertus antioxydantes et prévient les maladies cardio-vasculaires.
  • La cannelle : cette épice très utilisée en pâtisserie stimule le système immunitaire, est un anti-inflammatoire général et possède de nombreuses autres vertus anti-infectieuses.
  • Le bouleau : la sève de cet arbre permet de détoxifier et fortifier l’organisme.
  • Le thym : cette herbe aromatique, en plus de parfumer délicieusement nos plats, aide à la digestion, soigne les affections respiratoires (bronchite, toux, rhume…) et soigne aussi certaines affections cutanées comme l’acné.
  • Le curcuma : cette racine est un incontournable de l’herboristerie. Antidouleur naturel, le curcuma stimule l’immunité, est antioxydant, anti-cancer et aide à la digestion. Il est notamment très utilisé pour soulager les douleurs articulaires chez les humains et les animaux.
  • Le pissenlit : une plante riche en vitamines et minéraux. Ses racines, ses feuilles et ses fleurs ont de nombreuses propriétés digestives, détoxifiantes, diurétiques et fortifiantes.
  • Le millepertuis : il est reconnu pour avoir des propriétés cicatrisantes et diurétiques
  • L’ortie : sous forme de soupe ou d’infusion, elle est recommandée en cas d’anémie mais pas seulement. On la recommande lors des cures de printemps ou pour les ménopauses
  • La camomille : stimule l’appétit. Elle permet aussi de clamer les nerfs et l’irritabilité

La phytothérapie, la médecine par les plantes, n’est pas à prendre à la légère. Si vous choisissez de soigner vos petits maux par les plantes, renseignez-vous auprès d’une personne compétente. Les plantes peuvent être toxiques en grande mais aussi parfois en petite quantité. Préférez les plantes issues de l’agriculture biologique et donc exemptes de pesticides. C’est dans un véritables respect de la nature, avec une véritable connaissance approfondie des vertus des plantes d’une part et de l’autre de la connaissance du corps humain que les plantes rendront les services attendus.

 

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