La lutte biologique : les larves de Chrysope et les coccinelles

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Pour réguler les populations de ravageurs de vos cultures, rien ne sert de sortir le pulvérisateur. Privilégiez la lutte biologique et réserver une place de choix aux prédateurs de ces indésirables.

Les larves de Chrysope

Les larves de Chrysope combattent très efficacement les pucerons, également mais dans une moindre mesure, les cochenilles farineuses et autres acariens à corps mou, ravageurs de plantes.

Les larves sont des prédateurs généralistes qui s’attaquent à toutes sortes de proies sans se spécialiser sur une seule. Parmi leurs proies, on trouve les pucerons, les cochenilles farineuses et les jeunes stades « mou » des autres, les acariens…

A la différence des coccinelles, les larves de Chrysopes sont des « travailleuses de fond ». Elles peuvent être mises sur les premiers foyers de proies, tôt en saison. Elles ralentissent ainsi la croissance des populations de proies avant l’arrivée des coccinelles qui auront un effet de destruction des colonies de proies très rapide et plus ciblé.

Seules les larves de Chrysopes sont prédatrices. Les adultes se nourrissent de substances sucrées. Les femelles peuvent vivre près de 9 mois (hivernation) et pondre jusqu’à 1000 œufs. Les larves peuvent consommer durant leur vie larvaire plusieurs centaines de proies selon leur taille.

Le lâcher doit se faire uniquement en présence de proies, sous abris (serre, véranda…), avec une température minimale de 15-18°C.

Utilisation des larves de Chrysope contre les pucerons Chrysoperla carnea est un prédateur féroce, il doit être lâché uniquement sur des populations déjà développées de ravageurs, préférentiellement de pucerons.

  • Dose : repartir les larves par groupes de 4-6 individus par foyer de ravageurs, suivant le volume des végétaux et le niveau d’infestation.
  • Lâcher en dehors des fortes chaleurs.

Les coccinelles Septempunctata ou bipunctata

Les coccinelles européennes combattent très efficacement les pucerons. elles en dévorent jusqu’à 100 par jour à l’état larvaire. Les coccinelles Adalia Bipuncta (deux points) et Coccinella Septempunctata (7 points) s’utilisent en mode d’action curative et peuvent être mise en place dés l’apparition de pucerons.

Nous vous conseillons les espèces indigènes car les espèces asiatiques bien que très voraces sont également des espèces invasives. Elles peuvent s’approprier le territoire à leur détriment et s’en prendre à leurs larves.

Les coccinelles Cryptolaemus combattent très efficacement les cochenilles farineuses et pulvinaires, ravageurs de plantes.

La cryptolaemus montrouzieri (coccinelle prédatrice acclimatée en Europe originaire d’Australie) est un insecte qui ressemble à une petite coccinelle bicolore, d’environ 3-4 mm de long, noire avec le thorax et la tête marron. Les larves sont de couleur blanche et ressemblent beaucoup à leurs proies, les cochenilles farineuses. Elles sont cependant plus grandes et peuvent atteindre les 12-13 mm.

A l’observation, elles sont également beaucoup plus mobiles que les cochenilles. Les femelles recherchent les sacs d’œufs des cochenilles cibles pour y déposer leurs œufs.

Utilisées à l’origine contre les cochenilles farineuses des agrumes, Cryptolaemus montrouzieri s’attaque en fait à de nombreuses espèces de cochenilles farineuses, ce qui en facilite l’utilisation. Les cochenilles farineuses se rencontrent généralement sur les plantes d’intérieur maison , appartement et de serre mais également en extérieur dans les régions à climat doux. Cette coccinelle s’avère également redoutable contre les cochenilles dites Pulvinaires que l’on trouve parfois en grands nombres sur des arbres comme les Marronniers, Tilleuls, mais également sur les Magnolias, Hortensias, Houx…

Les adultes vont consommer des cochenilles et commencer à pondre. Une femelles peut vivre 2 mois et pondre jusqu’à 400 œufs. Les larves se nourrissent des larves et adultes de cochenilles et peuvent consommer durant leur vie larvaire jusqu’à 250 proies. Le cycle de C.montrouzieri dure approximativement 1 mois à 28°C constant. A cette température, le stade prédateur (larvaire) dure 2 semaines. Avec des températures plus basses, le cycle se rallonge considérablement. Le lâcher doit se faire uniquement en présence de proies, sous abris (serre, véranda…), avec une température minimale de 18-20°C. Les adultes et les jeunes larves consomment préférentiellement les œufs des cochenilles farineuses alors que les larves âgées attaquent tous les stades de leurs proies.

En cas de raréfaction des proies, C.montrouzieri peut se nourrir sur des pucerons et des cochenilles communes des genres Coccus, Saissetia…

Cryptolaemus montrouzieri étant un prédateur féroce, il doit être lâché uniquement sur des populations déjà développées de cochenilles. Si le nombre de cochenilles n’est pas suffisant, on court le risque de voir les adultes s’envoler à la recherche de proies en effectifs plus importants.

En cas de très forte infestation, il est préférable de réaliser un 2ème lâcher identique 1 à 2 semaines plus tard.

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