Monsanto condamné pour publicité mensongère

Vous connaissez sûrement Monsanto , cette multinationale qui fabrique des pesticides puissants et favorise la culture d’organismes génétiquement modifiés dans le monde entier…. au dépend de toute responsabilité santé et écologique.

Ceci explique pourquoi cette entreprise est hautement controversée depuis de très longues années.

La plupart du temps, les accusations envers Monsanto passent au travers des mailles de la justice. La richissime multinationale peut se payer des avocats et des contrats permettant la fermeture des yeux des plus puissants dirigeants à propos de dégradations de l’environnement et de santé des Hommes.

Mais cette fois, la justice a connu un moment de lucidité et vient de condamner la société Monsanto pour publicité mensongère à propos de son désherbant Round Up vendu comme étant biodégradable et respectant l’environnement. Le jugement réclame 15000 € d’amende et la publication du jugement dans le quotidien Le Monde et dans une revue de jardinage.

Les conséquences de ce mensonge sont très graves car d’après l’association eau et rivières l’utilisation de ce produit par des jardiniers de bonne foi a favorisé très grandement le fort taux de pollution des eaux françaises : les deux molécules chimiques issues du Round Up, sont détectées respectivement dans 55 % et 35 % des eaux superficielles.

Maintenant, les fabricants et distributeurs de pesticides ne pourront plus prétendre que les pesticides respectent l’environnement. En plus, l’article 36 de la loi sur l’eau adoptée le 30 décembre 2006 par l’assemblée nationale renforce cette interdiction en prohibant « les publicités pouvant donner une image exagérément sécurisante ou de nature à banaliser leur utilisation ».

Evidement, cette condamnation est loin de suffire à faire trembler Monsanto. Nous pensons qu’ils trouveront un bon moyen marketing de faire oublier cette condamnation. Malgré tout, cette affaire aura sûrement fait prendre conscience à certains des dangers des produits chimiques. Il est probable que quelques uns des jardiniers pris au piège dans cette affaire n’auront plus jamais confiance en ces produits et passeront au bio.

Notons que parallèlement à cette 1ère action engagée par l’association eau et rivières, une autre association écologiste, le MDRGF, ainsi qu’un agriculteur bio ont demandé au ministère de l’Agriculture le « retrait immédiat » de ces herbicides pour les mêmes raisons.