Tout l’art d’économiser l’eau d’arrosage

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eau-pure-potableTout organisme exige de l’eau pour vivre !.. L’arrosage sera plus ou moins nécessaire suivant les plantes, les variétés, le temps, le climat, la terre, l’environnement… Les jardiniers expérimentés ont un sixième sens qui leur permet de doser les besoins en évitant de donner une trop grande part aux anges !

Choisir le bon moment pour arroser

Il y a plusieurs écoles et les solutions diffèrent suivant votre environnement.

Au printemps et à l’automne, arrosez tôt le matin. Si vous arrosez le soir, vous favoriserez l’apparition de maladies sur les plantes les plus fragiles (rosiers, tomates…).

Par contre, en été, lors des canicules, vous pouvez faire un arrosage le soir pour que les plantes puissent profiter d’une fraicheur aqueuse un peu plus longtemps.

Comment savoir quand il est temps d’arroser ?

Une indication consiste à enfoncer son doigt dans la terre ; si votre doigt ressort sec, c’est un signe de besoin en eau. Un autre signe peut être le jaunissement ou le flétrissement des feuilles ou le léger fendillement de la terre. A ce stade il ne faut plus attendre. Dans tous les cas ne jamais arroser lorsque le soleil tape pour éviter de bruler les feuilles.

En règle générale, sauf climat exceptionnellement chaud et sec, il est recommandé d’arroser tous les 2 jours en sol sableux et 1 fois par semaine en sol plus compact (argileux).

Les règles pour un bon arrosage

1, -Choisir une eau adéquate

La meilleure eau reste l’eau de pluie. Si vous devez utiliser de l’eau du robinet (chlorée) il est préférable de remplir au préalable un bac qui aura rendu l’eau à température ambiante et dont le chlore se sera quelque peu volatilisé entre temps.

2, – Avoir la bonne méthode

Logiquement, l’arrosage doit être progressif : petite dose pour les jeunes plants, volume plus important pour les plantes à maturité. En règle générale, il est préférable d’éviter l’arrosage au jet ou par aspersion (jet de pluie) qui consomment davantage d’eau et favorisent l’apparition des maladies, notamment sur les tomates, pommes de terre et les haricots.

En arrosant les jeunes plants, évitez de mouiller les feuilles ce qui évitera de les plaquer au sol. Les jeunes plans demandent moins d’eau mais plus souvent. Evitez également de « propulser » de l’eau trop fortement sur le sol en salissant les feuilles basses. L’idéal est d’utiliser un long tuyau PVC pour arroser les plants les plus éloignés de vos allées.

Il est préférable d’arroser copieusement et profondément que trop souvent et superficiellement. Cela endurcit les plantes et favorise le développement des racines qui plongent au fond de la terre pour aller chercher l’humidité.

3, – Le bon débit d’arrosage

(C’est la dose qui fait le poison)

La bonne dose dépend de la saison, des plantes, de la présence de paillage ou non, en moyenne comptez en été un arrosage 2 ou 3 fois par semaine ; un peu moins pour les betteraves, les carottes, les poivrons… un peu plus pour les tomates, les laitues…

4, – Économiser l’eau

Pour éviter de donner une trop grande part aux anges par évaporation…

  • Dans les banalités classiques à propos de l’arrosage, les anciens disent qu’un sarclage équivaut à deux arrosages.
  • Le paillage (avec du foin, des feuilles mortes ou de la sciure) maintient la fraîcheur du sol en empêchant l’évaporation de l’eau. Pour être efficace, la couche de paillis doit être de 5 cm minimum.
  • Si vous disposez d’un broyeur, n’hésitez pas à déposer une coupe épaisse de 10 cm de vos produits de broyages. Certaines expérimentations (en particulier par Jean Pain) ont démontré qu’il était possible de faire pousser vos plants sans eau grâce à un paillage de broyages.
  • Placez les plantes craignant la sécheresse dans des endroits légèrement ombragés ou à coté de plantes plus hautes qui les protégeront du soleil.
  • Pratiquez des cuvettes ou des bordures étanches sur vos principaux plants (tomates, rhubarbe, artichaut…) l’eau est ainsi drainée vers le pied.
  • En période chaude, une autre technique consiste à utiliser des claies à ombrer ; de simples cagettes retournées sur les jeunes plants qui viennent d’être repiqués permet de les protéger d’un soleil trop agressif.
  • En réalisant un bon lagunage et une bonne filtration des eaux usées, vous pouvez utiliser cette eau pour le jardin.

5, – Éviter les excès

Trop d’eau peut affecter le système racinaire et le faire pourrir en entrainant un jaunissement du feuillage.

Les conditions très humides favorisent la présence des limaces et des escargots.

De plus si un excès d’eau gaspille un bien précieux, il favorise le développement des feuilles au détriment des fruits ou des fleurs. De plus une overdose d’eau incitent les plantes à la paresse en leur limitant le volume racinaire ce qui les rendra incapable de se défendre seule face à une pénurie imprévue due à l’absence prolongée involontaire de leur jardinier !

6, – Les astuces pour un arrosage de qualité

  • Pour les plants les plus importants, ceux qui nécessite plus d’eau, les plantes isolées ou les jeunes arbrisseaux, vous pouvez creuser un petit trou pour y planter une bouteille que vous aurez découpée à la base. Il suffit de remplir la bouteille pour arroser les racines en profondeur. Le mieux est d’y laisser le bouchon et de faire une petit trou dans ce dernier sinon l’écoulement serait trop important. Vous pouvez aussi utiliser la bouteille comme distributeur de substrats alimentaires pour vos plantes les plus fragiles.
  • Quelques petits morceaux de fil de cuivre à l’intérieur pourront également prévenir le mildiou. De plus, à l’intérieur de la bouteille en plastic, vous pouvez retourner une autre bouteille (en verre celle-ce) remplie d’eau pour faire un goutte à goutte.
  • Ne binez pas par temps sec car vous accentueriez la déshydratation du sol.

7, – Récupérer l’eau de pluie

Suivant vos moyens et les opportunités qui se présentent à vous vous pouvez acheter ou récupérer des bidons. Dans les garages vous avez la possibilité de récupérer régulièrement des bidons de 200 litres. Il faut bien sur les nettoyer et/ou utiliser une peinture alimentaire adaptée pour protéger l’intérieur du bidon. Il faudra prévoir de placer un filet ou un tissus sur le bidon afin d’éviter la ponte des moustiques et de protéger votre eau.

Si vous avez l’occasion de récupérer un congélateur horizontal, cette solution peut-être idéale.

8, – L’arrosage automatique

C’est une très bonne solution économique, il y a 3 types de tuyaux :

1) le micro-poreux :

il est moins cher mais,

  • il vieillit mal,
  • il n’aime pas beaucoup le calcaire (et donc l’eau de la ville), se bouche vite,
  • on ne peut l’utiliser correctement que sur des longueurs très courtes,
  • il est fragile aux chocs, devient cassant,
  • mais surtout, il n’est pas auto-régulant, vous aurez plus d’eau au début qu’à la fin du tuyau ;
  • souvent mal utilisé par les particuliers : idéalement, ce produit s’utilise avec un détendeur à une pression très faible, moins d’un bar ;

2) le tuyau à gouteurs intégrés :

C’est une bonne formule, pas beaucoup plus chère que la précédente (environ 10€ les 25 mètres). Les gouteurs sont espacés de 33, 40 ou 50 cm, suivant les marques. Mais vous avez encore l’inconvénient d’avoir plus d’eau au début de la ligne qu’à la fin. La qualité est bien supérieure à celle de micro-poreux.

3) le tuyau à gouteurs intégrés auto-régulé :

comme le précédent mais là, vous avez autant d’eau dans tous les trous. Les prix diffèrent suivant les marques : le Rain Bird vaut environ 26 € les 25 mètres, le Multibar est à 18.39 les 25 m (pour le trouver : dans Google, tapez « tuyau à gouteurs intégrés Multibar »).

Dans tous les cas, faites serpenter le tuyau entre les pieds ; arrosez régulièrement 15 à 20’. Il y en a qui débitent 2litres/heure par trou, d’autres, 4 l/h…

Vous seriez mieux si vous achetiez un petit » programmateur nez de robinet WTA », par exemple (tapez ces mots dans google) ; c’est très simple à installer. Il arrosera régulièrement chaque jour, surtout quand vous vous absentez.

Mais rien ne vaut une bonne pluie !

Les signes qu’il va bientôt pleuvoir…

  • Les grives chantent.
  • Le coq chante le soir.
  • Les poules se roulent dans la poussière.
  • Arc-en-ciel le matin.
  • Les crapauds sautent.
  • La lune est cerclée.
  • Les escargots sortent.
  • Le martinet crie.
  • Le brouillard s’élève en laissant des nuages derrière lui.
  • Le soleil est rouge le matin.
  • Les nuages se teintent en rouge au coucher du soleil.
  • l’hirondelle vole bas.
  • herbe sans rosée le matin.
  • La vase et les fosses septiques sentent fort.
  • Les salières se bouchent.
  • Le pain devient mou.
  • Les cheveux frisent.
  • Les carrelages lavés sèchent lentement.
  • Le parquet craque, les tiroirs se bloquent.
  • Les portes ferment mal.
  • Le son des cloches est plaintif.
  • Les feux s’allument difficilement.
  • Les lames d’acier se teintent en bleu.
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