Une alimentation saine pour éviter le mauvais cholestérol

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Le cholestérol est une graisse indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. cholesterol-maladies-cardiovasculairesC’est le précurseur nécessaire à la fabrication d’hormones essentielles comme les œstrogènes, le cortisol, mais aussi le précurseur de la vitamine D ou des acides biliaires indispensables à la digestion des graisses. Il a aussi un rôle majeur dans la constitution des membranes cellulaires en particulier cérébrales. Il a donc des fonctions très diverses.

Faut-il avoir peur du cholestérol ?

Le cholestérol présent dans le sang est une petite partie seulement de celui qui est consommé dans le beurre de la tartine du petit déjeuner du matin ! Il faut savoir qu’en permanence l’organisme (le foie) fabrique les 2/3 du cholestérol sanguin, selon nos besoins. On peut en déduire que la consommation de cholestérol alimentaire n’est absolument pas suffisante pour déterminer le taux de cholestérol sanguin que l’on voit sur les analyses de sang : le foie gère ce qu’il doit produire en fonction de ce que l’on consomme. Notons également que la fin de vie du cholestérol (son élimination) se fait grâce à la digestion des graisses par l’utilisation de la bile.
D’où vient alors cette peur de l’excès de cholestérol ? Du même endroit que cette intrigante et inutile distinction entre le mauvais et le bon cholestérol. En effet, la molécule de cholestérol est unique. Ce que le langage courant a appelé mauvais cholestérol, c’est l’association de la molécule de cholestérol avec des protéines de transport (lipoprotéines de faible densité ou LDL) qui transportent le cholestérol du foie vers les cellules pour les besoins de celles-ci.

Comme pour le « méchant », le « gentil » cholestérol est l’association de la molécule de cholestérol avec des protéines de transport (lipoprotéines de haute densité ou HDL). Mais cette fois, le transport se fait des cellules vers le foie pour éliminer le cholestérol inutile. Comme vous pouvez constater, le cholestérol sanguin n’est pas immobile. Vous pouvez également noter que l’on ne trouve guère de molécule de cholestérol isolée dans le sang. Cette peur n’est donc pas vraiment justifiée.

D’ailleurs, il semble essentiel de noter que la relation infarctus/cholestérol sanguin n’ait pas de sens car, même pour la conscience commune, elle diminue avec l’âge bien que le taux de cholestérol lui-même augmente. Après 75 ans, il est officiellement reconnu que le risque de ne pas avoir assez de cholestérol devient plus dangereux que l’excès. Le taux relativement élevé qui arrive naturellement avec l’âge s’accompagnerait donc même d’une meilleure qualité de vie. Pourquoi tout d’un coup, le cholestérol deviendrait-il gentil ? Et s’il l’était depuis le début ?

Pourtant les médecins continuent à nous prescrire des prises de sang, dont les résultats s’affichent ainsi :

cholestérol total : le bon et le mauvais cholestérol confondus . cholestérol LDL : mauvais cholestérol . cholestérol HDL : bon cholestérol.

Et si, derrière un cholestérol innocent, il y avait de vrais facteurs de risque dont les médecins devraient nous parler, comme le tabac, la sédentarité et bien sûr l’alimentation ?

Une alimentation protectrice des artères

C’est donc vers une alimentation protectrice des artères que nous allons vous guider. Tout d’abord, les produits laitiers entiers (surtout le beurre donc), viandes rouges et charcuteries sont riches en acides gras saturés qui favorisent directement la formation de bouchons dans nos artères du fait de leur fonction d’agrégation plaquettaire.

Donc, notre alimentation doit être limitée en acides gras saturés, hydrogénés ou trans comme la charcuterie, le beurre, la viande, les fromages, les margarines et autres assaisonnements gras (sauf indications contraires sur l’étiquette).

A l’inverse, les acides gras mono ou poly insaturés (non trans ni hydrogénés) diminuent les risques de bouchons en évitant l’agrégation plaquettaire. Nous trouvons ces acides gras dans les huiles végétales (olive et colza sont les plus équilibrées), les fruits oléagineux (amandes, noisettes, noix, olives, avocats etc ) ainsi que les poissons gras (hareng, maquereau, sardine..).

Ces aliments sont également dotés d’antioxydants pour les protéger. En effet, ces acides gras insaturés, par le fait même d’être insaturés, possèdent au moins un électron libre. Pour bloquer l’oxydation (radical libre), les fruits et légumes grâce à leur richesse en vitamine C et E, en bêta carotène et en fibres sont également de très bons antioxydants. Les fibres des légumes secs sont également efficaces comme antioxydants.

En revanche, attention aux produits du commerce enrichis en stérols végétaux. Non seulement ils éliminent un cholestérol innocent, mais en plus, un abus de consommation éliminerait en même temps la vitamine E et la vitamine D, elles-mêmes protectrices des maladies cardiovasculaires.

En regardant bien, toutes ces conclusions alimentaires nous entraînent de façon naturelle vers les régimes de type méditerranéen ou l’alimentation japonaise, tous deux exemples de longévité et de bonne santé. Le paradoxe français face aux maladies cardiovasculaires peut aussi s’expliquer. Nous pouvons également conseiller de regarder les diverses recettes que vous trouverez dans cette rubrique, toutes à influence anti-athérosclérose.

Le taux de cholestérol n’est donc pas un critère d’inquiétude. En revanche la sédentarité, une mauvaise alimentation et le tabagisme sont un vrai risque pour notre cœur. Donc avant de prendre des médicaments pour faire baisser son cholestérol (ce qui ne servirait à rien), n’oublions pas d’avoir une alimentation saine, de faire un peu de sport, de nous détendre et d’éviter de fumer.

Docteur Michel de Lorgeril, cardiologue, a fait un travail énorme pour nous expliquer le plus clairement possible que le cholestérol n’a pas sa place dans les maladies cardiovasculaires et même dans les décès toute cause confondue. Tout son travail est réuni dans son livre « Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent, il vous soignera sans médicament ». Et honnêtement, avant de se jeter sur des hypocholestérolémiants, pourquoi ne pas lire un peu ?

Adapter son style de vie

Votre niveau de mauvais cholestérol paraît surélevé, que vous voudriez mincir, que vous avez quelques soucis de santé sans oublier un manque d’énergie effarant… sans doute faudrait-il observer du côté de votre manière de vivre. Voici un régime anti cholestérol afin de vous soutenir.

Pas besoin de grand chose pour nous fatiguer, et notre manière de vivre n’a jamais été un idéal pour notre santé.

Éviter la malbouffe et manger sainement

De plus en plus d’articles de journaux et d’études scientifiques le disent : la malbouffe et l’absence d’exercice sont les motifs principaux de l’élévation du niveau de cholestérol, de l’obésité, de la dépression et de l’accroissement du l’apparition du cancer.

Les signaux d’alerte

Vous êtes surmené, vous êtes fatigué au moindre effort, vous êtes stressé, vous avez de nombreux tracas de santé. Vous avez la solution, votre corps vous l’a confirmé : il est mal.

Une manière de vivre « correcte », ça n’est pas forcément dur : il ne s’agit pas de se ruiner, ni produire des sacrifices irréalistes. Pas la peine de passer deux heures dans la cuisine tous les jours ou bien de quitter un travail éreintant d’un seul coup.

Le « mode de vie équilibré » a beaucoup d’autres appellations, qui signifient la même chose : style de vie anti cholesterol, style de vie anti surpoids, mode de vie anti cancer, mode de vie anti dépression, etc.

Une manière de vivre anti cholestérol, ce n’est pas manger des légumes sans goût, s’abstenir de sucre et effectuer deux heures de course à pieds par jour. Ce n’est pas non plus se gaver d’alicaments et de produits dits « anti-cholestérol » et hyper transformés. C’est seulement une manière de vivre qui reste plus saine, qui va à la fois préserver votre corps ainsi que vous rendre plus épanoui. Car un corps en forme, c’est une tête en forme.

Ce qu’il faut, c’est un juste milieu entre ses obligations, ses activités, son job, sa famille, ses repas, etc. C’est démarrer la journée en pensant « je suis bien » : pas de mal, pas de visites incessantes chez le médecin, pas de cœur qui bat la chamade 10 fois par jour, pas d’épuisement, pas de pleurs pour si peu.

Vous jouissez d’une grande forme, vous êtes au top dans votre corps, et vous voulez le faire savoir.

Il est bien entendu possible de pratiquer un style de vie énergique, de résider en centre ville ou d’avoir une immense famille, et demeurer en bonne santé.

 

 

 

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