Le régime Flexitarien : ses avantages et inconvénients 

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Flexitarisme, végétarisme, végétalisme, régime paléo… De nombreux régimes alimentaires ont vu le jour ces dernières années, pour des raisons de santé ou environnementales. flexitarismeParmi tous ces nouveaux modes d’alimentation, le régime flexitarien est certainement le plus accessible à tous et le moins contraignant. Le point sur les principes du régime flexitarien, ses avantages et ses inconvénients.

Le régime flexitarien, une démarche santé ou écologique

Le régime flexitarien est plutôt récent puisqu’il est apparu au tournant du millénaire. Dans les années 90, le journaliste du New York Times Mark Bittman a été l’un des premiers à alerter les Américains sur leur consommation en viande et sur son impact sur l’environnement. C’est de là qu’est né le flexitarisme, un régime alimentaire qui consiste à manger moins de viande. Aujourd’hui, le flexitarisme est surtout pratiqué comme régime de transition vers le végétarisme, pour diminuer peu à peu sa consommation de viande sans pour autant se poser trop de contraintes – notamment sociales.

Le flexitarisme est avant tout une démarche écologique et éthique : en général, les personnes qui deviennent flexitaristes souhaitent diminuer leur consommation de viande pour limiter leur empreinte écologique ou pour le bien-être animal. Mais le régime flexitarien peut aussi être pratiqué dans une démarche de santé : de nombreuses études ont prouvé la corrélation entre la consommation excessive de viande et certains cancers du système digestif, notamment le cancer du côlon.

Le régime flexitarien s’inspire du régime crétois, avec une alimentation variée et riche en fruits, en légumes, en légumineuses et céréales, et en fruits secs et oléagineux ; avec une consommation réduite de viande et de poisson. Ainsi, le flexitariste va consommer de la viande 1 à 2 fois par semaine (en privilégiant les viandes blanches) et du poisson 1 à 2 fois par semaine.

Le régime crétois repose d’abord sur une alimentation très riche en végétaux (fruits, légumes, céréales, pain, légumineuses, oléagineux, ail, oignons, herbes aromatiques, huile d’olive ou de colza), poisson ou viande blanche ou œufs une fois par jour et seulement deux ou trois fois par mois de la viande rouge. Le lait est assez rare et provient le plus souvent de la chèvre et de la brebis.

Mais le régime associe en réalité tout un style de vie. Alimentation saine comme on vient de le voir mais aussi activité physique quotidienne (en commençant par de la marche à pieds) et convivialité. On peut donc en conclure que ce style d’alimentation est à prendre comme un tout. Isoler l’un des éléments ne donnera pas les mêmes résultats.

Attention, le régime flexitarien n’est pas un régime amincissant : aucun aliment n’est interdit. Le seul objectif est d’atteindre une alimentation plus qualitative. Ainsi, les flexitaristes vont privilégier les aliments naturels voire bio, comme le poulet élevé en plein air plutôt qu’en batterie, ou les fruits et légumes de saison.

Quelle est la différence entre le flexitarisme et le végétalisme ?

Le flexitarisme n’est pas la même chose que le végétarisme puisque le flexitarien peut consommer de la viande 1 à 2 fois par semaine, alors que le végétarien va bannir la viande de son alimentation. Le flexitarisme est donc souvent pratiqué en transition, par des personnes qui souhaitent devenir végétariennes mais qui ont l’habitude de consommer beaucoup de viandes et ne peuvent donc pas arrêter leur consommation de viande du jour au lendemain !

Les végétariens qui ont pratiqué le flexitarisme avant pourront ainsi appliquer les principes du flexitarisme, comme le fait de privilégier les produits de saison, naturels et à circuit court.

A noter que le végétalisme est encore un régime différent puisque les végétaliens (vegan) ne consomment aucune protéine ou produit d’origine animale, que ce soit de la viande, du poisson, des œufs, ou des produits laitiers.

A qui est destiné le régime flexitarien ?

Contrairement au végétalisme qui nécessite un suivi de santé car il présente un risque de carences, le flexitarisme peut être pratiqué par tout le monde. En effet, le régime flexitarien n’impose aucune restriction. Toutefois, parce que l’apport en protéines animales diminue, il n’est pas conseillé aux femmes enceintes, aux enfants et bébés, ou encore aux seniors ou personnes en convalescence, car ces personnes ont besoin de davantage de protéines qu’un adulte normal en bonne santé.

Les avantages du flexitarisme

Le flexitarisme offre de nombreux avantages, notamment le fait qu’il n’impose aucune restriction. Il est donc accessible à tous et très facile à suivre. En effet, un flexitarien pourra consommer une seule fois de la viande dans la semaine en privilégiant une viande d’origine locale et issue d’agriculture respectueuse du bien-être des animaux. Même si vous avez un petit budget, c’est tout à fait faisable !

De plus, le régime flexitarien a l’avantage de diminuer votre empreinte écologique : si vous souhaitez vous engager pour le bien-être des animaux et pour une consommation plus respectueuse de l’environnement, c’est déjà un premier pas. En privilégiant les aliments naturels, locaux et de saison, le  flexitarisme encourage les consommateurs à se responsabiliser sans pour autant changer drastiquement leur mode de vie. Un changement dans ses habitudes alimentaires à la portée de tous !

Le flexitarisme n’est pas seulement bon pour la planète : il est aussi bon pour la santé. L’étude européenne EPIC avait montré en 2006 qu’une trop forte consommation de viande pouvait augmenter les risques de développer un cancer du côlon. L’OMS recommande d’ailleurs de ne pas consommer de viande rouge plus de 2 fois par semaine pour limiter les risques sur la santé cardiovasculaire.

Enfin, le flexitarisme est idéal pour ceux qui souhaitent devenir végétariens sans abandonner la consommation de viande du jour au lendemain. Ce régime constitue une transition en douceur et permettra aux aspirants végétariens de ne pas se décourager…

Les inconvénients du flexitarisme

Avant de se lancer, il est tout de même important de prendre conscience des inconvénients du flexitarisme. Moins restrictif que le régime végétarien ou que le régime végétalien, le flexitarisme offre des effets bénéfiques sur la santé moins visibles.

De plus, le flexitarisme peut entraîner quelques carences du fait de la diminution de l’apport en protéines animales. Pour couvrir tous ses besoins en protéines, il faudra les remplacer par des légumineuses, moins riches en protéines. La petite astuce pour mieux assimiler les protéines végétales est de les accompagner de céréales. Mais les carences en protéines ne sont pas le seul risque d’une alimentation flexitarienne : de nombreux nutriments essentiels, vitamines, acides aminés essentiels, à notre bonne santé se trouvent principalement dans la viande ou le poisson, comme la vitamine B12, le zinc, le fer, le calcium, ou encore les acides gras oméga-3. En fonction de la manière dont vous réagissez, il faudra donc prévoir des suppléments alimentaires !

Dernier inconvénient du flexitarisme : tout le monde n’a pas le temps de se préparer à manger et d’éviter les plats industriels, et tout le monde n’a pas le budget pour acheter bio et local, ce qui représente un certain coût !

En conclusion, plus facile à adopter car moins restrictif, le régime flexitarien permet d’être soucieux de la planète et de sa santé.

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