Comment manger local et sain ?

0 377

Si l’on veut être écolo, une priorité devra être de changer son alimentation. Car ce que nous mangeons influe énormément sur la santé de la planète. Il y a bien sûr le fait de consommer bio pour éviter les pesticides mais achetez-vous des produits locaux  pour éviter le transport ? produit-vrac-circuit-court Et en vrac pour éviter les déchets liés aux emballages ?  Cela peut paraître excessif . Mais il suffit en vérité de changer ses habitudes de consommation pour parvenir à acheter  local et sain sans prise de tête.

Le mouvement locavore, c’est quoi ?

Le mouvement est né à San-Francisco en 2005. Cette année-là,  Jessica Prentice, étudiante propose aux californiens de consommer des aliments essentiellement cultivés ou des produits réalisés dans un rayon de 100 miles, soit 160 kilomètres. Elle a profité de la journée mondiale de l’environnement pour lancer cette idée et depuis le mouvement a le vent en poupe. Les marchés fermiers où des producteurs locaux proposent des produits régionaux se multiplient en Californie.

Pour une alimentation respectueuse de l’environnement, une priorité devrait être de manger local. On parle désormais de « locavore ».

Pourquoi devenir locavore ?

Nous avons la chance d’habiter dans une région du monde où cela est assez facile. De nombreux fruits et légumes poussent facilement dans cette partie de l’Europe. Vous pouvez trouver facilement des légumes de saison issus de notre agriculture paysanne. Trouver des produits fermiers tels que des œufs , des miels, des charcuteries, du fromage de chèvre, des volailles,  de la confiture, des jus de fruits, des produits laitiers,  ne devrait pas non plus poser problème. Près de chez vous, il existe encore très certainement  des fermes où vous  trouverez des produits de qualité .

Nous pouvons également consommer du vin de pays, et, pour les carnivores, de la viande locale ( de la viande bovine, des poulets ou des porcs).

De la cueillette au panier du consommateur

En consommant des produits du terroir, l’impact écologique lié à votre alimentation sera considérablement réduit. Car ce sont des milliers de kilomètres de transport que vous éviterez. Le climat de notre planète est en pleine mutation. La température globale s’accroit d’année en année avec des variations sensibles sur les saisons. La combustion des énergies fossiles liée aux transports des marchandises et notamment des aliments participent à l’augmentation des gaz à effet de serre. D’autant plus que la majeure partie de ces denrées nécessitent des camions frigorifiques qui consomment davantage de carburant. Il est temps de dire adieu aux tomates italiennes et aux aubergines espagnoles.

Les produits qui viennent de loin, sont très souvent emballés pour être protégés durant le transport. Durant, le voyage ils perdent des vitamines et de leur fraicheur. Les produits locaux peuvent être cueillis quasiment à la demande. Les produits frais sont non seulement plus savoureux mais ils contiennent aussi beaucoup plus de vitamines et de nutriments.

Local ne veut pas toujours dire sain

Mais, malheureusement, manger local ne veut pas toujours dire manger sain. Ni écolo ni éthique d’ailleurs. Il convient de se renseigner sur les producteurs fermiers près de chez vous. S’ils abondent leurs cultures de pesticides ou produisent sous serres, vous pouvez les fuir. Idem pour un éleveur qui ne respecterait pas ses

Sachez que beaucoup de réseaux de consommation locale ne proposent pas que des produits bio ou de saison . La Ruche qui dit Oui,  par exemple,  référence de nombreux producteurs conventionnels. C’est le cas également de pas mal de réseaux qui proposent des paniers hebdomadaires.

Avant de rayer complètement de vos options certains paysans, prenez le temps de vous renseigner.

Le circuit court, une garantie à confirmer

Peut-être que certains producteurs n’utilisent pas de pesticides mais ne peuvent pas avancer qu’ils sont en bio car ils n’ont pas les moyens de payer la certification du label. C’est assez courant.

Les circuits courts récréent du lien entre les consommateurs et les petits producteurs. Puisque le fermier fait de la vente directe , parlez-en avec lui et interrogez-le sur ses pratiques.  Après cet échange, à vous de voir si vous voulez lui faire confiance ou non.

Consommer local, c’est consommer équitable.

En achetant chez les producteurs locaux, on encourage l’agriculture biologique et l’économie locale de sa région.  On leur permet de recevoir un juste prix pour leur travail et sans intermédiaire. Leur travail mérite respect et il est important que le consommateur accepte de le payer à sa juste valeur.

Les consommateurs ont tendance à rechercher de plus en plus de produits de proximité pour réduire leur dépense énergétique. Ils retrouvent aussi le goût d’une alimentation saisonnière qui respecte les terres agricoles et la biodiversité des sols. La demande est tellement importante qu’il est difficile de freiner le mouvement sans porter atteinte à cet essor et risque de décevoir la clientèle.

L’urgence est dans la formation des jeunes en développant des stages et des formations adaptées au bio, à l’agriculture raisonnée pour qu’ils puisent prendre le relais comme il se doit.

Le local sauvage

Pour se nourrir dans la nature, il est souvent nécessaire, de suivre les conseils d’un herboriste ou d’un guide nature. Mais certaines plantes sont facilement reconnaissables et vous les connaissez déjà très certainement.

L’ortie pousse sur de nombreux terrains riches en azote et si on sait tous qu’elle pique, elle peut aussi être consommée en soupe ou en tisane.

On en vous présente pas non plus, le pissenlit qui cuit ou cru, est très bon en salade.  Mais attention lorsque vous prélevez des plantes dans la nature, il faudra veiller à ce qu’elles ne proviennent pas de sols pollués chimiquement et notamment par des pesticides.

Comment manger local, sain et de saison ?

Pour manger local, sain et de saison, il faudra donc rechercher près de chez vous des producteurs en bio de plein champ ou des points relais qui proposent leurs produits.

Vous pouvez par exemple vous inscrire à une Amap, association pour le maintien de la vie paysanne. Vous récupérez alors un panier chaque semaine avec uniquement des produits locaux et bio. Idem pour les groupements de producteurs et certains réseaux de paniers. Certains marchés fermiers se spécialisent désormais dans le locavore bio. Vous y trouverez également des produits alimentaires plus variés, des gourmandises et des douceurs,  des terrines, des liqueurs, des condiments ..

Il existe également des boutiques ou des épiceries de producteurs locaux. Il y aura forcément une de ces options près de chez vous !

Il est souvent à regretter que les magasins bio et même certains marchés paysans proposent des denrées qui proviennent de Chine ou du Pérou. Énergivores de part les kilomètres effectués, elles sont aussi de surcroit très souvent suremballées.

Les laitages proviennent très souvent des pays de l’Est, pour se retrouver dans nos fromages préférés. En réalité, il est désolant de constater que les magasins de produits ou les coopératives ne peuvent satisfaire largement et régulièrement leur clientèle uniquement en produits locaux.  En vous approvisionnant directement à la ferme, vous évitez cette problématique.

Les méthodes de cultures biologiques, plus respectueuses de l’environnement et de sa biodiversité, vous permettront de découvrir des saveurs et des légumes parfois oubliés.

Alors attention, une fois que vous aurez choisi les circuits courts et goûté à la fraicheur des produits locaux et leurs saveurs , il vous sera difficile de retourner en grandes surfaces.

 

 

You might also like

Leave A Reply

Your email address will not be published.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.